FILTH [16+ Violence]

Que vous ayez mis le doigt sur un grimoire précieux, que vous soyez vous même un ardent remplisseur de parchemin, installez vous dans l'un des poufs, prenez une tasse de thé, et discutez prose !
Vortex
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FILTH [16+ Violence]

Messagepar Vortex » ven. févr. 09, 2007 5:35 pm

Épisode 1


- Putain Karlson qui m'a foutu ce bordel ? cracha l'officier Patten de sa voix la plus rapace. Autour, une douzaine de flics plus autant d'enquêteurs de domaines divers s'affairaient à rassembler tous les indices et sécuriser les lieux. Le dénommé Karlson, un rachitique bonhomme dans la quarantaine, le front bien dégarni et d'énormes barniques rondes posées sur le nez, se releva alors en replaçant son chapeau sur sa tête, apparament indifférent à la hargne de son supérieur. Dos à ce dernier, c'est avec calme et pragmatisme que le sergent répondit à Patten, les yeux toujours rivés vers ce qui semblait bien être un cadavre horriblement déchiqueté - un parmis tant d'autres.
- Le crime semble avoir été commis par un petit groupe, trois, peut-être quatre individus. Ils étaient armés d'armes de pointes automatiques et de shotgun, à en voir l'état des murs et des cadavres. Au moins l'un d'entre eux devait porter une arme blanche, comme en témoigne les marques sur trois des dix-sept macchabés.
Patten fronça les sourcils. Camouflés par une mèche de ses cheveux noirs, ses yeux se transformaient en poignards, plantant directement dans le dos de son subalterne. À un tel point que même le ton adoucit de sa voix ne suffit à bluffer le sergent Karlson sur la rage qui bouillonait à l'instant dans ses veines, prête à éclater...

Trevor Patten, 1m84 et vicieux comme une bête, les yeux verts et le visage charmant s'il n'eut été de cette barbe mal rasée et de cette grimace haineuse qu'il affichait en tout temps, n'avait rien d'un enfant de coeur, loin de là. Son long manteau flottant en vent chariait l'odeur du sang que les missions et les interrogatoires l'en avait recouvert. Karlson n'était pas stupide... s'il était toujours en vie, c'était seulement parce qu'il avait eu, au contraire des autres avant lui, la présence d'esprit d'éviter de trop se faire remarquer par ce psychopathe. Dans le cou du sergent, l'haleine de Trevor se répendit comme la peste, brûlante de rage et de réprimande.
- Et où sont-ils allés, ces enfoirés, hein ? Comment ils ont fait, avec cet arsenal, pour passer entre vos pattes supposément qualifiées ?! Hein ? Expliquez moi, Monsieur Karlson.
L'interpelé se retourna alors vers le rictus dément de son supérieur, et plongea ses petits yeux noirs, calmes et incrédules dans ceux de l'homme devant lui. Un regard doucement déconcertés, mais pas trop expressifs pour le faire savoir à un esprit si tordu que celui de Patten. Replaçant à nouveau son couvre-chef, baissant légèrement le regard et tentant de garder son sang-froid, le sergent élabora une réponse convenable à la demande - stupide, ignorante, puérile - qu'on venait de lui lancer.
- Monsieur, si vous le permettez.. Je ne crois pas que ces meurtriers ai agis de la sorte sans motif... Avec l'aide de nos analystes, je crois que ce n'est qu'une question de temps avant qu..

Le poing massif de Patten s'abattit contre le visage du petit homme en plein monologue. Celui-ci tomba lentement, et s'écrasa durement contre le béton après une courte chute. Le sang jailli de la bouche ramollie de Karlson, qui se redressa de peine et de misère en se tenant la mâchoire de l'autre main. Au dessus de lui, menaçant, se dressait l'homme qui venait de l'écraser au sol. Et dans sa main, un énorme revolver chromé, près à démolir quiconque osait lui résister.
- C'est ta dernière chance Karlson. Trouves moi cette bande de ratés, point à la ligne. On a déjà 2 députés de morts, et t'es à deux doigts d'aller les rejoindre.. pigé ?
Karlson, la main devant le visage pour empêcher le sang de dégoûter sur son menton et sur la scène du crime, toujours à moitié étendu et sonné par l'impact du coup, essaya de répondre, mais ne donna qu'un dégluti de sang et de bave.
- Je vais prendre ça pour un oui, p'tit branleur. conclu l'officier en rangeant son énorme flingue dans son étui intérieur.
Un instant plus tard, Patten et la plupart des policiers partirent dans leurs bagnoles, laissant Karlson lentement replacer ses esprits et se relever d'entre les morts...
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Messagepar Vortex » ven. févr. 09, 2007 5:38 pm

Épisode 1 (suite)


Warell Pacton essayait tant bien que mal de reprendre son souffle. Le bruit des balles se répercutaient en looping dans ses oreilles... L'adrénaline... Autour de lui, c'est à peine s'il entendait Joe hurler comme un malade. À peine s'il sentait les bourrasques de vent sur son crâne rasé. À peine s'il réalisait que la petite clique de terroristes dont il faisait partie était vraiment en train de défiler à 200 à l'heure de ruelle en ruelle dans la décapotable de luxe que c'bon Fred leur avait dégoté. Un vrai plan de nègre... Et pourtant ça avait marché. Ça avait très bien marché. Ça avait marché à la perfection. Deux députés de crevés, n'en restait plus que deux autres et lui et sa bande pourraient aller prendre des vacances dans les tropiques. Encore sur son high d'adrénaline, Warell, un grand bonhomme de race noire, le regard brillant et les muscles de lutteur, se retourna vers l'avant du véhicule, pour constater à nouveau qu'il ne rêvait pas, qu'ils avaient bien fait ce qu'ils avaient fait.

Encore en train de ricaner et de hurler, Joe, les longs cheveux dans le vent, pris sa mitrailleuse et cracha une salve de plomb dans une fenêtre non loin, visiblement très amusé par son geste. Le nabot exstatique reçu alors une bonne baffe derrière la tête..
- T'es con ou quoi ? Tu veux qu'on se fasse coincer ? Alors qu'on est si près du but ? Allez connard donne moi ça.. lui lança sévèrement Dredge en lui confisquant son arme.
Dredge, c'était le chef du groupe. Les cheveux vert, des yeux modifié au laser, mauves et surnaturels, maquillé blanc comme un clown... sauf qu'il avait pas l'air d'un clown. Dredge imposait le respect, tant par son allure assurée que par son attitute de meneur. En quelque sorte, Warell admirait son boss. Depuis le temps, il en avait jamais eu d'aussi bon...

Rapidement, le chef de troupe retrouva le sourire, et toute la gang aussi. Ouais, ils avaient réussit. Et pour couronner le chapeau, voilà que Dredge leur sortait les gâteries. Warell s'approcha, le regard avide, délaissant sa machingun sur la banquette pour n'avoir d'yeux que pour le cadeau du chef.
- Bon vous avez bien travaillé les enfants, alors pour vous récompenser j'ai ici quelque chose qui devrait bien vous plaire.
Le patron ouvrit son long manteau mauve et sortit d'une poche intérieure pas moins de quatre seringues remplies d'une substance verte phosphorescente. Il en passa une à chacun des membres de l'embarcation, lui y compris.
- Allez mes petits, régalez vous...
L'instant suivant, quatre manches se retroussaient pour laisser planter les quatre seringues dans ces bras dénudés, dans les veines, dans l'âme...

Warell s'étendit de tout son poid dans le véhicule, savourant ses vitamines en poussant un râle de profond contentement. En avant, le chauffeur profitait de cette médication d'une tout autre manière ; Friedrich Gaub était un junky affirmé, l'air étrange, des lunettes fumées ronde devant les yeux, les dents en or à la suite d'une mésaventure avec les forces policières et de jolis petits rasta en guise de cheveux. Aussitôt que la dose fût prise, le véhicule augmenta d'un cran sa vitesse avec sa troupe d'éclatés, en route vers le hangar où les attendaient leur première paye. Pas de quoi rire avec ça. On ne sait jamais ce que peuvent mijoter ces arnaqueurs de politiciens et leurs sbires... Dredge dégaina d'avance son Uzi, chargé avec des munitions en uranium à haute vélocité, capable de percer les murs de ciment comme dans du beurre.
- Préparez vous les enfants, la fête ne fait que commencer...
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Messagepar Vortex » ven. févr. 09, 2007 5:40 pm

Épisode 1 (suite)


New-York, 2089. Au fond, ça a pas beaucoup changé depuis un siècle. C'est toujours autant le bordel, y'a toujours autant de crime, de guerre, de saloperie. Et toujours autant de stands à frites. D'ailleurs, Dietro en tient un, de stand à frites. "Le meilleur en Amérique", qu'y dit. Et au fond, c'est vrai qu'elles sont sacrément bonnes, ses frites. Peut-être pas les meilleures, mais en tout cas ça vaut mieux que celles du McDonald pour sûr. Et puis Dietro fait ce job par amour du peuple et de la bonne bouffe. Elles sont pas chères, ses frites. Sans parler de ses hot-dogs ! Vers 22h30, ils sont plus rares, les vendeurs de frites. Trop dangereux, et surtout, trop peu payant. Mais notre bon Dietro reste là, heureux, confiant, devant la route. C'est à peine s'il a une arme... un vieux browning 7mm complètement dépassé. Même pas sûr combien lui reste de balles. Mais Dietro s'en fout, il est confiant et même la nuit, même les macabres sirènes de polices - et parfois d'ambulances - ne peuvent entâcher son magnifique sourire vendeur. Dietro Amarizzo, d'origine discutable, tournant autour du mélange mexico-italien, 1m65 et bien bedonnant avec ses 215 livres, porte fièrement sa chemise hawaïenne horrible à en vomir, une coupe de cheveux similaire à celle d'Elvis, son idole, et une énorme moustache typiquement "chef italien".

Bref, depuis 10 ans, c'est le même impayable Dietro, qui raconte ses histoires débiles à propos de son chien Titti, apparement si adorable mais pourtant si chiant lorsque sortant de la bouche de ce simplet vicéral. Et ce soir, un invité spécial vient visiter le vendeur. Et comme tous les autres, celui ci se demande "Mais comment Diable ce type fait-il pour survivre sans fric et sans protection en cet endroit, ne prenant que quelques 8 heures loin de sa position". 8 heures, c'est pas beaucoup pour dormir et vivre une vie. Au moins, il se réserve les dimanche. Haaa oui les dimanches, personnes ne le voit le bougre, enfermé dans son appart minable infesté de rats, si ce n'est pire.
Une voiture de police s'arrête alors devant le stand, et la tête d'un homme en mi-trentaine sort alors de la fenêtre ouverte.
- Hey, Diet'. hurle alors l'officier Patten, la voix pleine de dégoût purement raciste à l'égard du vendeur souriant. File moi un hot-dog.
Une petite lumière semble s'allumer dans le regard mort du mexico-italien. De son accent prononcé et inimitable, celui-ci répond, convivial ;
- Et ce sera quoi avec ça monsieur ?
Patten jète alors un petit regard furtif à gauche, puis à droite, et constatant que les rues sont presques vides, continue sur sa lancée et réplique ;
- J'prendrais bien la spéciale...
- Hooo je vois je vois ! Et à quoi la prendrez-vous monsieur ?
- À la moutarde s'il vous plaît
- Hummm attendez je ne sais pas s'il m'en reste ! Je vais aller voir ce ne sera pas long.
- Mouais mouais...


Et aussitôt, Dietro se mit à siffler. Quittant son stand, le bonhomme pratiquait même quelques pas de danse, récitant une musique dans sa tête, tout en se dirigeant vers le ruelle juste derrière son endroit de travail. Et hop ! Son appart. Dietro sort une clé, ouvre la porte, et tombe sur un escalier qui descend au sous-sol. En effet, l'homme n'a ni l'envie ni le budget de se procurer un domicile au dessus du niveau du sol. Il est très bien et heureux où il est. Il descend donc les marches en sifflotant toujours, jouant après son trousseau de clés. En bas, une autre porte. De drôles de sons semblent provenir de l'autre côté... Et hop ! Dietro ouvre l'autre porte avec une autre clé, et referme bien derrière lui. La pièce n'est pas particulièrement grande, mais l'absence de meuble compense amplement ce fait. À la place, des matelas sont étalés au sol un peu partout, ainsi qu'un ventilateur, que s'est approprié Juan, le cousin de Dietro, qui surveille le butin du bout de son fusil d'assault. Le butin ? Une dizaine de jeunes filles, plus ou moins blessées, battues et mortifiées : Toutes ligottées et bayonnées, elles ne font que geindre, et ce surtout lorsque Juan ou Diego approchent.

Diego, souriant, salut son compagnon, et regarde le petit groupe de séquestrées. Deux rousses, des brunettes, et d'autres aux cheveux noirs. Toutes entre 11 et 15 ans. Diego cesse de rire, semble un peu déconcerté, se gratte la tête, salut à nouveau son comparse et refait le chemin en sens inverse sans l'entrain et les sifflements. Bientôt, le revoilà devant Patten, apparement désolé, et lui dit ;
- Ho je suis désolé, je n'ai plus de moutarde pour l'instant. J'espère que cela ne vous dérange pas trop...
Patten soupire, semble réfléchir. Cela stress Dietro, qui, diplomate, renchérit immédiatement.
- Ho mais... j'ai du ketchup vous savez.. lance donc celui-ci, vendeur et professionnel.
- Hummm.. ça marche. répond l'autre, redonnant à Dietro son sourire radieux. Combien de dollars ? enchaîne t-il.
- 12 ou 15 monsieur.
- Humm d'accord. Va pour 12 alors.
- Voulez vous les voir pour en être assuré ?
- Non non ça f'ra l'affaire, j'te fais confiance.
- Merci monsieur ! Vous ne serez pas déçu !

Et à nouveau, à toute vitesse, voilà Dietro chantonnant, gazouillant de plaisir, qui dévalle les marches pour aller chercher la rousse de 12 ans qu'il avait en réserve pour monsieur Trevor Patten, officier de police. Après avoir mis la jeune fille assomée dans un sleeping tout à fait commun, voilà le vendeur de hot-dog qui charge le véhicule des forces de l'ordre de celle-ci, et après avoir reçu les 100$ cash réguliers à sa marchandise, lance une petite salutation discrète à Mr. le policier, qui est pressé de rentrer à la maison. Et une autre journée de travail qui finit bien pour Dietro Amarizzo...
Vortex
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Messagepar Vortex » lun. févr. 12, 2007 11:43 pm

Épisode 2


La bagnole s'arrête. Ce qu'elle peut être magnifique, cette jolie Mercedez noire décapotable que "Fred" (Friedrich) leur à piqué. Tout le monde descend, mais Warell reste un moment à l'observer, ses formes sensuelles et sa teinte hypnotisante... Du bout des doigts, le grand gaillard la touche, la caresse. Ses yeux rougis par la drogue succombent à ses charmes. C'est décidé, avec la prime, il s'en achète une. Une vraie, à lui, avec tous les accessoires. Ouais. Ce serait sensass... vraiment sensass.
- Hey ! Warry ! On a pas toute la nuit ! l'appelle d'un air dément et amusé le petit Joe, en l'appelant par le surnom affectif que la clique lui a donnée.
Aussitôt Warell s'attèle, décroche du champ d'attraction du bolide et s'avance, souriant, vers la porte du hangar où l'attendent ses potes, défoncés et heureux.
- C'est l'heure. lance Dredge, avant d'ouvrir la porte du hangar et d'entrer à l'intérieur. Dans l'immense bâtiment, il fait complètement noir. Mais ça ne semble pas déranger Dredge, qui de ses yeux mauves cosmiques distingue chaque détail de la grande salle. Des piles de boîtes un peu partout, et plus loin une limousine rouge, et trois hommes en costards, à lunettes noires, armés de fusils mitrailleurs dernier cri. Et là, qui sort de la limousine...
- Bienvenue messieurs.
Et les lumières s'allument... rouges...
- Monsieur Dredge... Si vous voulez bien vous avancer que l'on puisse effectuer cette première transaction...
L'homme qui vient de parler émerge alors du siège passager du véhicule, accompagné par une magnifique femme à la chevelure chatoyante, look glamour, mise en valeur par une magnifique robe rouge. Et lui, Harry Frazier, fils de Sir Francis Frazier dit le "Baron rouge", candidat au poste de sénateur et buisenessman influant dans le secteur du software, est l'homme derrière le coup d'état qui a d'hors-et-déjà causée la mort de plus de dix-sept personnes...

À la mi-vingtaine, chevelure impeccable, costard rouge et visage d'ange, Harry s'avance pour retrouver Dredge entre les deux groupes, laissant derrière lui sa voluptueuse compagne. Les deux hommes s'échangent une poignée de main, et en ce simple geste Dredge comprend avec effroi que l'individu qui se trouve devant lui est un homme dangereux... Un homme qui ne connait pas la morale, qui n'a aucun sens du scrupule ni du regret. Un démon, au visage d'ange. Dredge est nerveux, et le regard serein et décontracté de l'autre ne fait que le lui rappeler encore et encore. Ce regard... Des yeux calmes, mais bouillonants. Des yeux de psychopathe. D'un fin psychopathe, qui d'un simple regard semble piller les secrets les plus intimes.
- Monsieur Dredge, sachez que je suis plus que satisfait de votre travail, vous pouvez vous compter fier de cette réussite. Et bien sûr, en réponse à cet effort des plus honorable, il va de soi que vous serai payé comme il en était convenu...

Le sourire aux lèvres, Harry présenta à son employé une malette contenant les 2 millions de dollars prévus. Le chef de la clique de bandits la prend, l'observe, puis l'ouvre. À l'intérieur, c'est plein de fric, tout est okay. Bien loin derrière, les autres membres du groupes sont nerveux. C'est long, ça tarde. Dredge referme la malette, apparament satisfait. Pourtant, l'autre a une lueur étrange dans les yeux... Les mains dans les poches, affichant une attitude si confiante et hautaîne que Dredge ne peut en ressentir qu'un profond malaise, Harry continue, l'air curieux et amusé.
- Monsieur Dredge... j'aimerais savoir une chose avant que vous ne sortiez d'ici.. Je sais qu'il est inutile que je ne m'inquiète bien sûr mais.. j'aimerais être rassuré... que vous et votre troupe ne vous désistiez pas de la tâche que je vous ai confié précédemment... Vous savez, il reste encore des adversaires importants au poste que je compte acquérir... et cela... ne peut pas être toléré... Ai-je votre totale collaboration ?
Un déclic se fait alors dans la tête de Dredge. Quelque chose ne va pas. Quelque chose dans ce sourire sadique qu'affiche l'homme en rouge devant lui. Quelque chose dans la façon dont ses gardes se tiennent, dans leur regard, dans leurs mains qui tiennent fermement les armes de mort.

Dredge panique intérieurement, mais se contient avec une efficacité que seule l'adrénaline arrive à lui fournir. S'il romp le contrat, il se fera tuer. Ils se feront tous tuer. Ce genre d'homme n'a nul besoin de mercenaires à l'aube de la retraite, ni de quelques témoins aussi gênants qu'ils le sont à présent pour sa montée au pouvoir...
- Ouais... marmonne t-il. Ouais, on va le faire.
- Magnifique ! Je pourrai donc dormir sur mes deux oreilles. Sur ce merci, ce fut un plaisir de faire affaire avec vous, et j'attend la suite de tout ceci avec impatience. Goodbye !
Harry, satisfait d'avoir écrasé ces avortons sous son imposante présence mégalomane, ricana doucement en retournant dans la limousine, sa ravissante compagne à ses côtés. Et en même temps, les quatre sbires sortirent du bâtiment, déconcertés mais plein aux as, Dredge à leur tête, serrant les dents comme s'il fût sur le point d'exploser. Quelques regards incertains s'échangent. Dredge tremble de colère, fulmine contre ce méprisable psychopathe qui sous ses belles paroles ne les traitent que comme de la vermine.
- Qu'est-ce qu'on fait patron ?.. demande le grand noir, penaud.
Devant le mutisme du chef, Joe s'avance à son tour et demande ;
- Hey.. Dredgy... ça va aller ?
Et dos à eux, regardant en direction de la ville et se grattant la tête pleine de rastas, Friedrich joue nonchalament avec un long couteau dentelé.
- Moi j'aime pas les rouges. lance celui-ci en regardant les étoiles.
Dredge se tourne enfin, visiblement calmé un peu.
- Ouais... Moi non plus Fred. Moi non plus..
Un sourire apparaît alors sur le visage de Friedrich.
- C'est con les rouges... on voit pas leur sang couler..
Dredge semble finalement se remettre après le commentaire bien placé de Freddy. Comme s'il entendait enfin les questions de ses autres acolytes, le mercenaire au cheveux verts lance alors, motivant et bestial ;
- Bon assez traîné les mômes ! On se taille d'ici et on règle ce contrat au plus vite qu'on puisse avoir la deuxième partie du magot !
Tout le monde est content, tout le monde trépigne, tout le monde embarque dans la jolie bagnole et savoure la vitesse. Un bon chef sait mener sa troupe et la garder en forme. Un bon chef sait camoufler ses soucis dans le plaisir de ses comparses, et mijoter un plan tout en même temps. Un bon chef, comme Dredge savait si bien l'être...
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Messagepar Vortex » lun. févr. 12, 2007 11:45 pm

Épisode 2 (suite)


Gordon Davidson, 45 ans, à moitié chauve, gras et suintant, les yeus las et une bière dans la main en permanence. Bref, un gros porc. Vers 23h30, lorsqu'il a appelé pour se plaindre que sa fenêtre de bungalow venait d'être explosée à coup de mitrailleuse, c'est un homme du nom de Robert Karlson qui avait décidé de prendre l'affaire. Celui-ci s'était pointé sans plus attendre au domicile de l'individu, qui le submergea aussitôt de sa colère et de son indignation.
- Je vous en prit, une chose à la fois monsieur Davidson.
- Mais puisque j'vous dis qu'ils sont passés et ont hurlés comme des malades dans la rue, avec une bagnole qui roulait à toute vitesse ! Et puis là, ils ont tiré des coups de mitrailleuse dans ma fenêtre ces enculés ! Putain mon salon est tout démoli ! Enfants de pute ! C'est qui hein qui va payer pour ça hein ? Moi peut-être ?!!
- Calmez vous monsieur Davidson. Votre collaboration pourrait être des plus bénéfiques pour résoudre une enquête d'importance prioritaire..
- Hey espèce d'attardé ! M'en fout de tes bidules prioritaires à la con ! Moi je veux ravoir mon salon en ordre et ma fenêtre, le reste, tu sais où te le mettre pédé.

Karlson leva la tête de sur son carnet de note, interloqué. Sans montrer le moindre signe visible de mécontentement, le sergent de police posa son regard sur cet énergumène, spécimen attardé de la race américaine, comme tant d'autres d'ailleurs. Ses petits yeux noirs restèrent là un instant à fixer, fascinés par l'impertinence de l'imbécile qui se tenait devant lui, la bière à la main. Au passage, Karlson eut une pensé pour Patten, et soudain son nez - maintenant couvert d'un plaster - se mit à souffrir du souvenir de son dernier entretient avec cette brute épaisse...
Gordon, comme la plupart des idiots de ce monde, se sentit alors menacé par la lueur d'intelligence - hautement supérieure à la sienne, et incroyablement chiante pour son égo de larve sociétaire - du policier, et répliqua de la façon la plus courante chez le genre d'individu dont celui-ci faisait partie.
- Hey... qu'est-ce que tu fais à me regarder comme ça hein ? Tu veux ma photo ? T'es gai peut-être ? Putain tu me veux ?!! Espèce d'enfant de pute j'vais t'éclater la gueu...
Le flingue du sergent, un bijou de technologie qui décochait trois balles par coup de détente, se planta directement sur le front de l'homme grassouillet, qui maintenant tremblait comme une fillette tout en mouillant son pantalon. Et derrière le flingue, le regard, toujours placide, sévère et pesant de Robert Karlson. Le gros bonhomme oublia illico la bouteille qu'il allait fracasser sur le crâne de ce type, ou la patch inesthétique qui recouvrait l'arête de son nez. S'ensuivirent d'interminables secondes... d'interminables... secondes...

- Pitiééé... couina le pathétique locataire du bungalow.
- Je serai bref, monsieur Davidson. Sachez en premier lieux que ni moi ni l'État ne se soucient de votre cas et de celui de votre domicile, et que si lorsque vous aurez finis de répondre à mes questions vous avez encore des réquisitions à faire, c'est à Dieu et à personne d'autre qu'il faudra s'en remettre. À présent, veuillez bien être collaboratif monsieur Davidson, car je ne le répeterai pas deux fois...
- Bweehhheee... vous avez pas le droit d'faire ça...
pleurnicha le gros bonhomme.
À une heure du matin, tout était calme à l'exception des temblements et des plaintes du gros homme, et le seul lampadaire à proximité se mit alors à cligner, rendant la scène encore plus troublante. Clic, le sergent remonte le marteau du fusil, près à faire feu.
- Avez vous pu voir le véhicule ?
- Je... je... non !
- Dans quelle direction allait-il ?
- Par.. par là bas !
- Êtes vous sortis de votre maison après les coups de feu ?
- Oui..
- Et vous ne les avez pas apperçu ?
- Ils... ils allaient vite !.. J'ai.. j..
- Les avez vous apperçu, oui ou non ?
- OUI !
- Combien d'hommes ?
- Je sais paaas.... quatre, peut-être même cinq...
- Quel véhicule ?
- Je sais pas moi !.. Une voiture rapide.. pas de toit..
- Une décapotable ?.... quelle couleur ?
- Noire j'crois..
- Et auriez vous entendu quelque chose de particulier durant leur passage, à l'exception du cri de l'un d'eux ?
- Je.. n... au fond de la rue.. les pneux ont crissés au tournant..

Petite pause... Karslon baisse la tête, réfléchit. Décapotable... avec des hommes lourdement armés... Quatre hommes donc.
- Merci monsieur Davidson. Ce sera tout.
Robert tourne les talons et fonce vers le bout de la rue, et range au passage son arme dans son étui, laissant Gordon Davidson pétrifié par la peur sur le trottoir, suintant et infecte.

Une Mercedez. Ce sont des traces de pneus de Mercedez. Karlson retourne donc à sa voiture, et s'éloigne tranquillement en élaborant son plan d'action. Mais en premier lieu, il doit aller consulter Yoan, à la morgue...
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Messagepar Vortex » dim. févr. 25, 2007 9:43 am

Épisode 3



La porte de la chambre de Trevor Patten s'ouvre. Sur le seuil, le propriétaire est nu, à l'exception de son chapeau et de sa cravate trempée de sueur. Son sexe est dressé et sanglant - sanglant du sang de la fillette violée à mort qui est étendue dans le lit que l'officier de police vient de quitter. Dans la gueule enfin relaxée du flic, un énorme cigare se promène et enfume tout l'appartement. Et voilà Patten qui s'écroule dans son divan, sans se soucier due l'hémoglobine qui coule le long de ses cuisses. Son bras se tend, agrippe la porte du réfrigérateur et en sort une bière bien froide. Gloup ! Il la finit en trois gorgée, l'écrase dans sa poigne puissante - la même poigne qui un instant plus tôt brisait les petits bras fragiles d'une petite fille rousse. Il y pense, sourit, regarde dans sa chambre dont la porte est encore ouverte. Cette fille dont il ne connait même pas le nom...

Étalée en étoile, recouverte de son propre sang, dégoulinant sur la couverture et sur le pied de lit.

- Quelle conne ! Moi qui croyait que les rousses savaient pomper des queues comme nulles autres !
Trevor semble surprit par sa propre remarque. Un instant plus tard, l'officier hurle de rire et se sort une autre bière. Gloup ! Et encore une. La main fouille dans le sofa et dégaine une télécommande. Et hop ! La tévé s'allume. Les nouvelles. Quelle connerie. Trevor débande aussitôt. On parle de ces députés qui se sont fait démolir ce soir même. Les dents de l'agent se serrent. Si Karslon était là, ce qu'il lui en plomberait une dans la cervelle... cet enculé qui croit tout savoir, et son petit regard de pédé caché derrière ses grosses barniques...

Patten change de poste, tombe sur la lutte. Voilà qui est mieux. Et soudain, toutes les lumières s'éteignent, et la télé aussi. Quelque chose cloche. L'homme jete un regard vers sa porte... BANG ! Celle-ci se fait défoncer et est projetée au travers la pièce. Vivement, Patten bondit et roule au sol derrière son sofa. Putain c'est quoi ces conneries ?! Y fait noir, y voit que dalle là dedans. Des hommes entrent dans l'appart, en armure, et avec des fusils d'assault en main. Patten regarde sa bière. Avoir su il aurait prit des bouteilles, pas des canettes... ils ne savent toujours pas où il se trouve. Des lumières vertes marquent leurs yeux. Vision multi-optique. Ces mecs sont des pros, pour sûr. L'un d'eux s'approche... Trevor cherche au sol du bout des doigts, et agrippe enfin quelque chose ; une fourchette ! Il se lève d'un bont, relève la tête de l'envahisseur et plante son arme improvisée dans le cou exposé de celui-ci dans un élan puissant de bras. Ça saigne, mais Patten voit rien. L'autre agonise, et d'un bon coup de poing Patten enfonce encore l'ustensil de bord en bord de la gorge de son adversaire.


- Là ! Tirez ! lance l'un des autres homme, avant de faire pleuvoir le plomb en direction de l'officier de police. Ce dernier esquive en roulant de l'autre côté, et après s'être cogné le bras violemment contre le bord de sa porte, il s'embarre dans la pièce. Ça sent déjà la charogne. Patten voit rien, et malgré l'adrénaline, il sent les trois balles qui l'ont touchées au flanc ; les autres ayant atomisé le cadavre de l'autre zouave. Patten cherche son flingue... Mais où il a laissé son manteau bordel ?! La porte explose, un copeau de bois vient se planter dans l'épaule jusque là épargnée de l'officier, qui d'un élan monstueux défonce son garde-robe et y pénètre. Les deux hommes, l'arme au poing, avancent dans la pièce et tombent sur le cadavre de fillette. Mais ce n'est pas leur boulot. Un rien dégoûtés, ils se retournent vers le garde-robe défoncé...
- Montres toi Patten, on sait que tu es là.
Pas de réponse. Les deux hommes se regardent, et l'un d'entre eux s'approche, couvert par l'autre derrière lui. BANG !!!

Bruit d'acier foudroyant. Stupéfait, l'homme en armure se retourne ; derrière lui, il n'est plus couvert que par un cadavre avec un gros trou dans le ventre. Patten émerge de derrière le lit et bondit sur l'autre homme, hurlant avec hargne ;

- 13mm AP rounds, fucker ! C'est pas vos ptites armures de tapettes qui vont faire quelque chose contre ça ducon !
L'autre veux lever son arme, mais lâche plutôt un cri, car sa main vient d'exploser en ne laissant que le pouce. L'officier de police empoigne son assaillant par le col, le traîne jusqu'à la fenêtre... Après quelques solides coups de casque contre la paroi vitrée, celle-ci cède enfin. L'homme en armure gémit de peur et de douleur. De grands morceaux de verres lui percent les reins, et il est maintenant retenu à près de 45 étages au dessus du sol, sans oublier que le policier le regarde maintenant en pleine face, son masque ayant explosé sous l'impact répété de la vitre.

- Pour qui tu bosses pédé ?!! hurle Patten en brassant le malheureux. Celui-ci semble déroûté, cherche de toutes ses forces et n'arrive à aucun résultat potable.
- Je... je sais pas !!! J'me souvient juste qu'y fallait descendre un certain Trevor Patten, au 688 Bell Street, appart 15 190... C'est tout s'que j'sais, j'vous jure !
Trevor, haineux et endolori, est secoué de spasmes. La rage lui monte au nez, alors qu'il prononce ces paroles en signe de vengeance ;
- J'espère pour toi que tu sais voler ! Parce que 45 étages ça fait pas long pour faire ses prières, merdeux !
- NOOOOON !!!!

Et voilà, l'homme est propulsé de toutes les forces de l'officier à travers la fenêtre, et dans un hurlement de terreur se dissipant dans le néant jusqu'à sa fin absolue à l'étage 0, il continue de penser, lorsqu'enfin un nom sous l'effet de la fin imminente refait surface contre le gré du brain-washing lui même... Sir Francis Frazier. Et splash. C'est finit, et Trevor appelle sa bonne Barbara sans attendre pour qu'elle refasse à son appart sa beauté d'antant...
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Messagepar Vortex » dim. févr. 25, 2007 9:46 am

Épisode 3 (suite)


- Peter. Mon bon Peter. Tu sais que j'ai toute confiance en toi, hein Peter ?
- Ouais boss
, répond Peter Klash, un sourire impertinent sur les lèvres.
- Tu sais que t'es le meilleur hein Peter. MON meilleur. Notre meilleur à tous.
- Baaaah ouais boss !
- T'es not' star.
- Marci boss.
- Hoo tu le vaux bien !
- C'est gentil boss.

Le cure-dent change de côté dans la gueule de Peter Klash, qui garde toujours ce regard de "King", les sourcils faisant des vagues comme si rien ne pouvait l'arrêter, la position nonchalente, le smoking blanc, ses cheveux teinte métal peignés avec classe, une petite mèche se promenant gentiment devant son visage de doucereau. Et pour rajouter à l'allure de célébrité, le grand gaillard est éclairé par un puissant halo de lumière, alors que ses interlocuteurs fantômatiques restent cachés dans l'ombre devant lui.
- Tu sais qu'on t'adore Pete... tu es comme un fils pour nous..
- Rha bah, vous allez me faire rougir, patron.
- Et justement, en ces temps difficile, nous aimerions te demander un petit quelque chose...

Peter reste surpris. Le cure-dent se casse, du coup l'autre prend un air pensif. Comme s'il avait le choix...
- Une mission mon petit. Une mission pour venger un ami très haut placé. Un ami qui hélas ne verra pas le fruit de ses travaux acharnés...
Peter jète le morceau de cure-dent dans la poubelle tout près, et enfin semble réellement écouter ce que lui dit son boss, entouré de ses conseillers, tous plus silencieux les uns que les autres dans la pénombre..

- Ouais d'accord... Et c'est quoi qu'y faut que j'fasse boss ?
Enfin on apperçoit le nez et les yeux pétillants de haine surgir des ténêbres pour s'approcher de Peter, le visage d'un petit homme sur le bout de sa chaise...
- Vois tu Peter.. Mon patron à moi... a été brutalement assassiné hier soir dans la rue par une bande de malfaiteurs...
Déjà Pete s'humecte les lèvres. Ça commence à sentir bon cette histoire. Bon à ses sens, du moins. L'odeur du sang...
- ...et j'aurais espéré que tu puisses me trouver ces hommes, pour qu'enfin la justice puisse régner et que notre bon Lawrence MAxwell puisse se reposer en paix dans sa tombe...
- Oui mais.. la police est pas déjà sur l'affaire ?
demande Peter, jouant le gars honnête, pleinement conscient de la réponse qu'il va obtenir. Les sourcils de l'homme dans le noir se froncent, sa voix devient plus dure, mais toujours aussi conviviale envers le bien-aimé Peter.
- La police est corrompue mon bon Peter. Nous le savons tous les deux. Elle ne possède pas les compétences nécessaires pour attraper ces brigands. Et qui plus est, ce n'est pas derrière les barreaux que je souhaite trouver ces hommes, hooo non... C'est.. à la morgue..
Les yeux de Peter s'illuminent. Sa main soudain le démange d'aller chercher à sa ceinture son gros flingue, juste histoire de sentir tout le sentiment de puissance qui s'en découle.
- Vendetta ? demande t-il, émerveillé.
- Vendetta... répond l'autre d'un ton égal.
Peter tape du pied. Peter tique de la main. Peter veut une clope, et se taper une pute, juste parce que tout ça est trop beau. Le silence. Ses supérieurs le regardent trembler comme une fillette, sérieux et satisfaits.

- J'peux y aller maintenant chef ? demande d'un ton perturbé le chasseur, le front couvert de sueur.
- Tu peux y aller Peter. Tu as ma bénédiction.
- Merci... chef. Merci.


Peter s'en va, trépignant. Ses supérieurs le regardent partir. Et sans dire un mot, tous pensent la même chose. Peter Klash ne sait pas dans quoi il vient de s'embarquer. Mais tout le monde lui fait confiance. Même s'ils savent que c'est un imbécile, un attardé prétentieux et gâté. Peter Klash est pas un enquêteur, est à peine capable d'attacher ses lacets. Mais Peter Klash sait au moins faire une chose ; faire le ménage, et prendre un plaisir malsain et zélé à le faire. Et lui, qui sort dehors en criant "Yes ! Yes !", son regard fandant se transformant en un faciès de prédateur. Son rire tonitruant éclatant d'un coup sec, comme son poing sur la gueule d'un piéton, qui s'écrase au sol, ensanglanté et inconscient. Les gens se sauvent ou hurlent, ont peur. Et lui se fait craquer les vertèbres du cou, mût par une rage animale, avant de s'en aller vers ses appartement personnels rassembler quelques affaires.
- Ho putaiiin ouaiiis... Ça va être chaud çaa. Ho ouais ça va être chaud j'le sens !..
Pete dégaine son flingue. Exstase et adrénaline partout dans son corps. Et clic, il le charge.
- Putain ouais.. La fête va commencer.. La fête va commencer, et j'vous conseille de bien vous cacher, bande d'enculés de pédales de mothErFUcKERS !!!
Peter embarque dans sa bagnole, et hop... Le voilà partit pour la traque de sa vie...
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Vortex
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Messagepar Vortex » dim. févr. 25, 2007 9:47 am

Épisode 3 (suite)


TacTacTacTacTacTacTacTac !!! La mitrailleuse de Joe crache son fer en direction d'un bodyguard du sénateur Murphy et lui raffle le bras tout en couvrant ses hurlements de douleur. Joe ricane, ses cheveux longs se promènent dans l'air derrière lui alors qu'à nouveau le gringalet se met à l'abri d'un coin de mur. Le piège a fonctionné. Mais ils doivent faire vite. Dans la limo blindée, Murphy en personne est en train de trembler comme une fillette, alors que les 6 de ses 12 bodyguards encore debout continuent sans relâche à protéger sa petite personne. Faire vite, car bientôt ils comprendront que leur ligne est brouillée par Friedrich et son ordinateur, après quoi ce ne sera qu'une question de temps avant qu'ils changent de fréquence et appellent à leur secours une nuée de policiers et d'agents de la SWAT. Ça, ce serait le bordel, pense Joe le sourire aux lèvres, la mitrailleuse contre son coeur battant la chamade.
- Pas le temps de penser Joe ! Faut y aller !!! lance Warell un lance-roquette contre l'épaule. Petit mouvement vers l'allée centrale, et BAM ! La limo reste impecable, il en faudrait bien plus pour même l'égratigner. On ne peut pas en dire autant des gardes du corps postés tout près. Plus que 2, et le tour est joué. Que deux...

Warell et Joe se regardent, rigolent. À l'ombre de leur coin de bâtiment, à l'abri de l'attaque des hommes de main de Murphy bien planqué dans ce cul-de-sac, les deux hommes attendent. Attendent, et écoutent. Et enfin, la voix de leur chef résonne au loin, près du véhicule.

- Vous pouvez approcher mes petits, il nous reste une limousine à ouvrir. lance avec amusement Dredge le regard conquérant, accroupi sur le véhicule, derrière les deux gardes immobiles.

Ceux-ci s'écroulent aussitôt, leur tête se découpant en fines lamelles. Joe et Wary obsèrvent avec admiration leur boss, puis sans perdre plus de temps accourent. Ce n'est pas encore gagné pour le groupe de mercenaires. Fred est un pirate hors pair, mais ici c'est la technologie qui fait défaut à la clique d'assassins ; Murphy est l'un des hommes les plus riches du pays, et pour lui l'achat d'un ordinateur récent est des plus aisés. Toutefois... Warell sort de sa valise une grosse pince en acier, et la tend vers Dredge. Celui-ci pèse sur un bouton, et voilà les lames se recouvrir d'un champ de plasma destructeur. SHLOCK SHLOCK ! La limousine blanche immaculée est bientôt trouée, ouverte complètement, et laisse entendre les gémissements de terreur du sénateur qui s'y trouve. Dredge regarde avec mépris l'individu de race noire qui s'y trouve, sa petite moustache bien rasée et son air ahuri et couard.

- Pas de pitié pour la vermine !!! crache Dredge en pointant Murphy du doigt. Celui-ci n'a même pas le temps de faire appel à la clémence des meutriers, que déjà son oeil horrifié apperçoit la mort au bout du canon du blaster de Warell Pacton. BAM ! Son front explose et ses yeux révulsés vont toiser le plafond duveté de la bagnole de luxe. À peine un petit regard pour le cadavre, et déjà Dredge s'exclame..
- Bon ! Pas le temps de traîner ici mes cocos. On se barre.
Et le trio s'élance dans l'autre direction, vers leur véhicule et un repos bien mérité.

Mission accomplie. Plus qu'un et ce serait la retraite. Enfin, ainsi espéraient tous et chacun des membres du petit groupe de lascars...
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Querdal
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Messagepar Querdal » dim. févr. 25, 2007 8:04 pm

:!: A SUPPRIMER :!:

WAWH ! C't'énorme. Je te déteste. C'est trop fort ! C'est trop bien. Je veux la suite. NOW !!
Je sens venir la suite, mais pas dans le sens négatif : c'est-à-dire que je sens que ça va roxxer un max, bien que je sois incapable d'être plus précis. (@Ark, ça te rappelle quelque chose ? :lol:)
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Messagepar Vortex » sam. mars 03, 2007 10:59 pm

Épisode 4


- Que puis-je faire pour vous messsirr Karlssssson ? susurra Yoan, le plus brillant médecin légiste officiel des forces policières, aggrémentant ses paroles de gestes absurdes et de roulements d'yeux impertinents.
- J'ai besoin des renseignements que tu as à propos des 17 victimes de l'attaque de hier. demanda alors d'un ton désintéressé, voir ennuyé, l'officier de police en se frottant les yeux après le peu d'heures de sommeil au travers desquelles il venait de passer.
- Rhooooo... mais tu sais que je n'ai pas le droit de te donner de telles informations sans un accord officiel et les formulaires d'usages hein tu sais Karlson ?.. Moi je t'aime bien tu sais mais... le boulot... c'est le boulot... heinnnn ?... débita d'une traite le médecin chauve, dardant son oeil cybernétique sur le sergent et posant doucement une main aux doigts de scalpel sur l'épaule de celui-ci dans une fausse tentative de réconfort.
Karlson fouilla dans son manteau, en sortit quelques billets de 20 $ et les tendit à Yoan, dont l'oeil encore valide ne s'éloigna plus d'un centimètre.

- J'ai besoin de ton expertise pour ce coup là Yoan. Tu sais comme moi que la paperasse est inutile...
Prit de quelques tics fins dans la main mécaniques aux doigts de lames, Yoan aggripa le pot-de-vin et l'enfonça dans son sarau en affichant un gigantesque sourire avant de se diriger vers ses rapports confidentiels.
- Il va de soi mon cher que ces individus n'y sont pas allés de main morte ! Certaines des victimes ont étées mutilées post-mortem, et il semble évident d'après les coupures qu'il sss'agit là de quelqu'un qui sait s'y prendre avec une lame ! Rhooo viii mon ami !.. Un vilain Jack ze Ripper ! Hehe. Sans parler du poid en plomb que ces rigolos ont bourrés dans ces mectons... Ho j'y pense, monseigneur veut-il un café ? Yopan s'arrêta d'un coup de gesticuler, et toisa de son regard d'alien l'officier à lunettes, qui l'air épuisé lui fit signe de continuer...

- Hummm soite ! Alors bref... ensuite... Ha oui ! Une shotgun, une machinegun, le genre avec un bipied, une autre, plus petite celle-là, et enfin une vibro-blade. Le genre de truc qui te coupe un os comme si c'était du beurre chaud.. hummmm... du beuuuuurre... Vous avez pas faim vous ? Moi je meurt de faim. Je tuerais je pense, pour remplir, ma pense... hehehe.. du beurre... Hahum... BREF. À noter aussi. Les brûlures au niveau de l'omoplate de l'un des gardes du corps de Donald Zender laissent croirent à l'utilisation d'un blaster laser. Ce pourrait être une piste, remarquez ; cette arme coûte un bras, et ne se trouve que sur le marché noir. Mais un seul coup a été porté avec cette arme... sûrement un manque de balle quelque part ! Hehe...

Karlson notait tout dans son petit calepin, zélé et attentif. La lumière se réflétait dans ses petites lunettes rondes, et malgré son air frêle et le plaster recouvrant son nez, Yoan ne put pendant un instant que porter un respect immense pour cette homme d'un professionnalisme exemplaire. Le principal intéressé leva le nez de sur ses notes, prit doucement son souffle et replaça ses lunettes.
- Ce devrait suffir Yoan. Merci pour les conseils.
Le médecin resta immobile, illuminé et pensif. Karlson tourna les talons, sortit de l'établissement sans dire un mot de plus, puis entra dans son véhicule et regarda droit devant lui l'horizon gris et les sans-abri chârier les poubelles aux petites heures... Quel était donc ce monde fou où il était né. Ce monde anarchique et décadent. Il était trop vieux pour espérer l'utopie même dans ses rêves les plus fous, mais là vraiment quelque chose ne collait pas. L'agent ferma les yeux, prit une grande respiration et retrouva ses esprits. Il y penserait un autre moment. En attendant, il avait du boulot. Et hop ! La voiture démarre, et Karlson passe devant un importé à la coiffure d'Elvis Presley qui amène son stand à hot-dog tout près de la ruelle en souriant bêtement...

À la morgue, Yoan se fume une clope et ricane pour lui même. Le plan fonctionne. Il fonctionne même à merveille. Le spécimen 82 est trop vif pour se faire avoir par un policier, fusse t-il aussi talentueux que Patten ou rusé que Karlson. Non, c'est impossible... L'étude doit continuer... Yoan se lève de sur sa chaise, finit sa clope et se déhanchant comme un zombie se rend jusqu'à la pharmatie chercher un peu de morphine pour oublier le picottement qui parcoure tout son visage et son bras droit. Les vagues... Yoan s'écroule sur un lit à côté d'un macchabé, et dans son délire avant que quiconque n'arrive, le brillant médecin découpe du bout des doigts mécaniques un morceau de bras du mort et les porte à sa bouche, machouillant et avalant en laissant la sensation de bien-être envelopper tout son corps...

- La vérité.. n'existe pas. Tout.. est permis...
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Messagepar Vortex » sam. mars 03, 2007 11:01 pm

Épisode 4 (suite)


Temps de prendre une petite pause avant le coup final. Joe ricanait, les mains dans les poches, accompagné par Warell, de deux têtes plus grand que lui. Pas question que Dredge sorte dans cette partie de la ville. Dès qu'un crime majeur était comis, les flics pensaient à lui. Valait mieux ne pas prendre de chance. Quant à Fred, il était partit de son côté. Trouver de la bonne came, ou une pute à son goût, avait suggéré Joe toujours aussi hilare. Et pourtant, Warell avait du mal à s'en assurer. Il était étrange ce mec, et malgré son métier, le grand noir était content de pouvoir se tenir avec lui, histoire d'être sur qu'il ne fasse rien de plus répréhensible à la population que ce qu'il faisait déjà. C'était un peu comme une "bonne action", pensa Wary. Comme dans les scouts. Mais là, lui et son comparse étaient seuls dans la rue. Seuls, entourés d'une horde de travailleurs, de glandeurs, de clodos et de touristes. Regardez les avec leurs lunettes soleil ! Avec leur tronche de con et leur langue préhistorique.
- Putain cette ville est infestée de nègres ! lâcha Warell sans faire attention.
Pour toute réponse, Joe pouffa un peu de rire et haussa les épaules.

Quelques mètres plus loin, et ils arrivaient devant le stand à hot-dog de Dietro.

- Heyyyy ! Amigo ! Qu'é c'é qu'é jé vous serre ?
- Spécial maillo, MAN.
répondit Joe.
Dietro rougit, heureux, et fit un geste de la main indiquant à l'acheteur de le suivre. Joe se retourna vers Warell, et arborant ce même grand sourire lui dit..;

- Surveille le stand dude. Je revient d'ici queq' minutes.
Warell hoche de la tête en signe d'approbation, mais visiblement ce n'est pas pour lui plaire. Joe s'en occupe pas, il suit Dietro qui l'amène dans la ruelle jusqu'à son appart en vantant sous forme de métaphores douteuses la qualité de sa marchandise. Warell regarde son pote disparaître, puis grommelle. Wary fouille dans son veston, sort un paquet de clopes et s'en sort une, lorsque... BANG BANG BANG BANG !!!
Le building d'en face, de l'autre côté de la rue, est secoué et explose en partie. Des flammes émerge de ce qui semble être rien de moins qu'une banque. Le hic, c'est que le poste de police est à pas plus d'un demi kilomètre. Warell regarde le tout, ébahi, et allume enfin sa clope. Les gens hurlent, se sauvent. Certains mettent leur main sur leur bouche et pleurent. Mais qui bon sang est assez fou pour braquer une banque à cette heure de la journée ? Il est midi bordel de merde ! Les cops sont à deux pas, déjà on entend les sirènes. Mais Warell a du flaire, il sait que quelque chose cloche dans cette histoire. Prêt de lui, une jolie jeune femme pleure. Mignonne. Warell pose sa main sur son épaule, et en gardant son sang-froid lui dit ;

- Vous en faite pas m'dame, y va rien vous arriver j'vous l'promet.
Elle le regarde, il la regarde. Voilà, elle est rassurée. Au pire, elle va que se la fermer. Au mieux, il pourra se la taper tout à l'heure. Et puis au fond, faut l'admettre, ça lui fait quelque chose au mercenaire de réconforter une ptite dame en détresse.

À nouveau le bandit observe l'immeuble à moitié éclaté. À l'intérieur, y a des gens assurément, parce que des coups de feu se font entendre. Des voitures de flics arrivent et se pointent devant la place. Y'en a une qui fonce et s'arrête pas, continue sur la rue sans se soucier de l'attentat. Étrange. Mais pas le temps de se faire suspicieux. Warell est aussi bien de s'éloigner au plus vite, avant de se faire attraper comme témoin. Ce serait du sacré gaspillage, quand même, donner aux flics son identité. Surtout avec ce que ça avait coûté de faire disparaître son casier judiciaire... Le grand noir serre plus fort la femme prêt de lui. Elle a peur, et lui veut juste pas la laisser là comme ça. Et puis Joe, c'est un grand garçon, même si c'est un nabot. Il devrait bien s'en sortir.

- Aller petite, on se tire. lance Wary en s'éloignant de cet endroit, la femme sous le bras en bon gentlemen. Le couple improvisé s'esquive, passe devant un tas de gens paniqué, ainsi qu'un gaillard costaud en costard blanc impeccable adossé au mur, désinvolte, une cigarette entre les lèvres. Warell et la ptite dame disparaîssent du portrait, alors que sans faire attention à eux l'homme bien coiffé s'avance doucement et enlève ses lunettes fumées pour mieux admirer le spectacle.
- Hé hé. Putain l'était temps qu'elle commence, cette fiesta ! souffle Peter Klash avec sa gueule de rockstar, ouvrant le coffre de sa bagnole parquée tout près, et en extirpant un Ak-47 remanié mode New-York Mayhem. Bon marché, 50 piaces sur Ebay. Balles GEMO composite, fait pour te transformer en gruyère. Elles ont coûtés plus cher que la mitrailleuse. Peter tire sa clope à terre, et s'approche en souriant. Peut-être que les flics voudront l'arrêter, mais ce serait étonnant vu à qui ils ont affaire. Klash a engagé de sacrés bons mercenaires pour ce coup là. Les flics auront besoin de coup de main... Et voici Peter qui ferme les yeux et imagine déjà les projecteurs... Il passe alors la barrière le police..
Dernière édition par Vortex le sam. mars 03, 2007 11:06 pm, édité 1 fois.
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Messagepar Vortex » sam. mars 03, 2007 11:03 pm

Épisode 4 (suite)


La voiture de police fonça à toute vitesse lorsque soudain un boom sonore se fit entendre plus loin sur la rue. Bientôt, une tonne de chars de flics sortait en trombe du post, et coupaient le chemin de l'officier Karlson. Pas le temps de s'arrêter à cette attaque de banque, le sergent a bien d'autres chats à fouetter. Son pied pèse plus fort sur l'accélérateur, et le véhicule fonce au milieu du chantier pour continuer sur la route. Heureusement, sûrement que personne n'a eue le temps ni la présence d'esprit de prendre le numéro de sa plaque en note. Karlson tourne le coin, fonce tout droit au milieu du peuple hagard. Enfin il s'arrête. Ya du trafic à cette heure. Pendant ce temps, le policier prend le temps de penser. Il doit se rendre chez Fat Frank. Le seul mec en ville qui vend des mercedez du type qui est passé devant la maison de ce distingué monsieur Davidson...

Voilà la circulation se libère. Pas de temps à perdre, le flic prend quelques raccourcis, histoire d'économiser quelques secondes. Heureusement, le concessionaire à à quelques coins de rue à peine. Karlson entre dans le parking, se gare, débarque du véhicule et s'approche du dénommé Fat Frank. 300 livres de suif, les cheveux blancs, grosse moustache, chapeau de cowboy et cigare dans la gueule. Impossible à manquer. Le gros homme s'approche en souriant, échange une poignée de main avec le policier.

- Qu'est-ce j'peux faire pour vous msieur l'agent hunh ?
- J'aurais besoin de savoir à qui vous avez vendu une mercedez décapotable. Noire, roues de 18 pouces. Ce ne devrait pas faire plus d'un mois.

L'autre rit, décroche son cigare et émet une moue amicale.
- L'homme que vous cherchez s'appelle Loyd Whanders. Si je peux me permettre, c'est le genre de type qui tôt ou tard se retrouve devant la justice, si vous voyez ce que j'veux dire...
Quelque peu étonné de trouver le vendeur de voitures aussi familié avec l'un de ses clients, Karlson leva un sourcil interrogateur, l'air plus éveillé que jamais.
- Hummm... et.. quand est-ce que vous l'avez vu pour la dernière fois ?..
Replantant son cigare entre ses dents, toujours aussi souriant, Frank lança alors d'une voix plus douce que d'habitude...
- C'est ça justement msieur... Il est passé y a 30 minutes au plus, m'acheter quelques réserves d'essence...
Le policier tiqua. L'autre, visiblement amusé, s'esclaffa de rire en savourant son cigare, tout en ajoutant du même ton d'aveux ;
- Les affaires sont les affaires ! Mais si vous voulez, peut-être pouvez vous le rattraper. Il est allé par là.

Indiquant la direction d'où vient d'arriver Karlson, ce dernier est déjà en train de foncer dans son véhicule sans prendre la peine de s'occuper plus du vendeur ventripotant.
- Je sais. rétorque t-il pour toute réponse, avant de faire demi-tour et de foncer à toute vitesse dans le sens inverse à tout à l'heure. Le flic allume ses phares, et contourne tout ce qu'il est possible de contourner. Et lorsque tout le bloque, il prend une seconde pour charger son semi-automatique. Fat Frank retourne à ses affaires, ricanant comme un renard, sans se soucier le moins du monde de ce qui va arriver, et de ce que ce bon dieu de dingue de Whanders peut bien vouloir faire avec toute cette essence. God Bless America.
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Messagepar Vortex » sam. mars 10, 2007 12:29 am

Épisode 5


Trevor était épuisé. Cette connasse de pute mal baisée de Barbara s'était pas pointée, et il avait dû tout nettoyer tout seul. Sans compter cette porte qu'il avait dû faire réparer. Comme s'il était charpentier, serrurier, ou l'une de ces conneries de métiers pathétiques auxquels il n'avait nulle envie de faire affaire, et surtout pas en personne. Menfin, il le faudrait bien... On se poserait vite des questions sur cette porte scotchée au tape gris. Presque plus de traces de cadavre. C'était déjà ça. L'officier prit place dans son divan, l'air complètement vidé, se tenant le front, se massant les globes oculaires, les yeux fermés, essayant d'oublier son mal de tête et cette grandissante envie de faire sauter quelques cervelles. Barbara... son téléphone cellulaire n'était pas ouvert. Cela faisait des heures qu'il n'était pas ouvert. Et l'après-midi qui filait... Sûrement s'il avait appelé plus tôt... NON ! Sûrement y était-il arrivé malheur. Bien fait pour elle ! Cette conasse ! Aucune raison valable sauf si elle était en train d'être molestée par quelque ivrogne débile, puis découpée en petits morceaux. Rien de moins.

Un fin grincement réveilla enfin le policier en pleine réflexion. Clic. Son revolver près à dégomer l'intru qui vient l'emmerder en un si mauvais moment. À l'affût, il ouvre les yeux. Porte entre-ouverte. Crounch. Le son de quelqu'un mordant dans une pomme, délicieuse et croquante...

- Rapide Patten. Rapide, mais pas encore assez.
Patten fait des yeux ronds, car devant lui, sur une chaise, se tient Adams Fear, toujours aussi impeccable dans son costard blanc, avec un chapeau agencé. Cheveux noirs bien peignés. Attitude désinvolte. Regard de prime abord rassurant. Une pomme verte à la main, une mordée manquante. Des yeux surnaturels, de la même couleur vive que sa pomme. Et un charisme qui ne laisse aucune chance à son vis-à-vis de réfuter en son coeur un sentiment pesant de terreur... Adams fait partie de la mafia. La nouvelle mafia. Et il est l'un de leurs meilleurs assassins, il va s'en dire. Patten n'ose même pas lever son arme. En une fraction de seconde, ses hommes de main défonceraient la porte et le cribleraient de balles. Et puis s'il avait voulu le tuer, ce serait sûrement déjà fait... Adams prend une autre mordée, retient un sourire devant l'effroi qu'il suggère, puis se lève en douceur et lance ;
- Auriez vous peur Mr. Patten ? Un dur à cuir comme vous ? Quelle injure ! Et dire que nous étions ici pour vous féliciter... Si si Mr. Patten. Vous le méritez je vous l'assure. Car votre initiative de n'envoyer qu'un seul homme à la recherche du groupe de terroristes devrait laisser amplement le temps à ceux-ci d'accomplir la mission que mes supérieurs leur ont attribués.
- Vos.. supérieurs ?..
- Ceci n'est évidemment pas de vos affaires Mr. Patten. Mais je suis content de constater que vous n'avez aucun problème à faire affaire avec une vieille connaissance comme moi, malgré les démélées que nous avons pu avoir dans le passé, n'est-ce pas Mr. Patten ?..
- É.. évidemment.
- Excellent...

Le bandit croqua à nouveau dans le fruit, puis répondit par un son de pure satisfaction.
- Vous devriez manger plus de fruits Mr. Patten. Il en va de votre santé vous savez... Sans parler du goût. C'eeeest... mmmm... exquis.
Trevor tiqua un peu. Personne ne pouvait lui parler de cette façon. Personne. Sauf ce type. Ce type qui avait à voir avec cette histoire merdique de tuerie de députés, mais que Trevor ne questionnerait jamais. Jamais...

Fear prit une dernière mordée, puis jeta nonchalament le coeur de pomme sur le plancher tout en se léchant les doigts avec avidité.

- Nous vous recontacterons bientôt Mr. Patten. En attendant, laissez votre subaltèrne essayer de démêler ce problème tout seul et continuez à vous amuser avec vos fillettes sans fourrer votre nez dans nos affaires. Nous vous en serions... très reconnaissants. Sur ce... merci beaucoup Mr. Patten, et au plaisir.
Fear lança un sourire courtois et malhonnête à l'adresse d'un Patten plus silencieux que jamais, tremblant dans ses shorts et se sentant comme un gamin terrifié. Le gangster se dirigea ensuite vers la porte, en ouvrit la porte et avant d'en franchir le seuil, envoya un dernier commentaire au policier ;
- Il reste des trâces de sang dans les escaliers. Ce serait dommage que quelqu'un y prenne garde n'est-il pas ?...

Adams passa la porte. Par delà la porte craquelée, Patten apperçu deux autres gangsters ; une grande brute en complet rouge vin avec chapeau agencé, remarquable par sa carrure et la large balafre sur son visage, et un mince les cheveux ondulants sous un couvre-chef de couleur mauve, un costard de la même couleur... La porte se ferma, et Trevor laissa tomber son revolver au sol, avant de se réfugier aux toilettes pour vomir son petit-déjeuner. Quant aux trois bandits... ils défilèrent dans l'allée en rigolant de l'affaire.
- Pourquoi tu l'as pas tué finalement Ams ? demanda celui en mauve, visiblement amusé par l'affaire.
- Élémentaire mon cher ! Cet individu pathétique que j'ai laissé pleurnichant dans sa chambre n'est utile en rien si il est mort. Outre il est venu à bout de trois hommes armurés sans même devoir passer par la suite à l'infirmerie. Vous comprenez maintenant n'est-il pas ? Un pantin doté d'un titre d'officier de police et d'un bon revolver... Et tout ça contre trois misérables soldats lobotomisés...
- Oui mais s'il se retournait contre nous ?..
- Ça n'arrivera pas, tant que nous imposons sur lui l'instrument de la domination ; la peur...

Les trois bandits firent un large sourire, et entrèrent dans l'ascenceur qui les mena inexorablement au rez-de-chaussé...
Vortex
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Messagepar Vortex » sam. mars 10, 2007 12:30 am

Épisode 5 (suite)


Whanders et ses 4 compagnons riaient à s'en fendre les côtes. Déjà, ils sentaient les flics en train d'en baver juste à contenir ce petit peuple new-yorkais, sans parler des journalistes ! 80 000 dollars. Cash. Pour venir ici, exploser cette banque, et faire régner la terreur dans le quartier. 30 minutes. Après ils se barraient de là et pouvaient savourer leur matos. Les motifs ? Inconnus. Avec un aussi gros montant, on avait tendance à vite oublier ce genre de formalités. Probablement que le mec espérait prendre tout le crédit, ou récolter une partie du fric de la banque, des assurances ou ce genre de truc. C'était plus crédible que de croire qu'il faisait ça pour les piéger. Ce serait con quand même. Pour 80 000 dollars. Leur employeur, nul autre que le scintillant Peter Klash...

- Hey chef, ya..
La phrase du sbire mercenaire est aussitôt coupée - ainsi que la moitié de sa tronche - par une salve de mitrailleuse à balles à fragmentation tiré de depuis l'extérieur. Le bandit recule d'une poignée de mètres, s'écrabouille dans le mur alors que les autres sont tétanisés. Qui est le con qui a pu faire ça ? Sans même prévenir ? C'était pas les méthodes des flics. C'était pas leur canons de soutient non plus. Ça ressemblait bien plus aux méthodes d'un... boucher.
- Ho putain de bordel de...
BOOM ! La grenade arrive sans faire le moindre bruit, et éclate dans un torrent de férailles dévastateur. Pas d'égard pour les otages couchés à terre. Ils hurlent aussi fort que les autres, transpercés de bords en bords par des fragments d'acier en fusion. L'un des bandits est étalé au sol, et regarde avec terreur sa jambe déchirée en lambeaux.
- Pas le temps de traîner ici, lance Whanders furieux à son dernier comparse indemne, ignorant les otages et les blessés, préférant se camper dans la salle de contrôle qui se trouve à l'étage. Enfin, celle des deux qu'ils n'ont pas explosé avec toute cette essence. Celle là est encore en train de cramer, d'ailleur... Loyd Whanders, couvert de poussière, tire dans la direction de la fumée - celle-ci envoyée par les flics pour couvrir une percée - et dégomme deux poulets sur le vif. Vite, ça urge !

La salle de contrôle... La pièce est petite, donne sur le rez-de-chaussé par une fenêtre. Aucun plancher ne sépare les deux étages. Seulement ce fouttu escalier. Reste à voir si l'endroit est stratégique... Dehors, le chef de la troupe de cops s'engueule avec Klash. Bien sûr qu'ils ont besoin d'aide, dit-il, mais pas à coup d'armes de contrebandes, et pas en outrepassant tout et chacun de leurs ordres... Klash grommelle. Enculé de constable de merde. S'il était pas entouré de ses potes, ça ferait une éternité que le chasseur de prime lui aurait décrochée les rotules. Peter boude l'autre. Il trouvera bien un autre moyen d'arriver à ses fins. D'ailleurs quelles sont-elles ? Lui même est incertain de la réponse. Peter contourne le tas de flics, fait un beau regard pour la caméra, puis s'éclipse pour faire le tour du bâtiment. La porte arrière est sûrement surveillée par quelques bleus, mais cette fois il n'y a ni journaliste, ni chef de police, ni populace pour mater le tout... BINGO ! Au milieu de l'hécatombe, Peter sifflotte et pratique quelques pas de danse.


- Heuuu vous n'avez pas le droit de rentrer ici monsie..
Tatatatatatatatac !!!
- Je sais kid.
Les trois flics s'écroulent. Peter lève ses lunettes fumées de sur ses yeux, et rigole un bon coup. Quel pouasse, il vient de tuer des recruts ! Pas le temps de se sentir coupable, dans une jungle comme New-York, seules les lopettes ont le temps pour ça. Peter entre dans le bâtiments puis... s'allume une clope.

- Ho inspecteur Karlson ! Dieu merci vous êtes là. Il y a des malades à l'intérieur et ils se sont placés en hauteur, nous ne pouvons ni utiliser de fumigène sans affecter les civils encore vivants à l'intérieur et nous n'avons pas d'angle pour utiliser des tireurs d'élites... et.. et un connard à tout fouttu en l'air ! Je ne sais pas combien il y a de morts...
Migraine. Karlson est déjà conscient de tout ça, et constate à l'état du bâtiment qu'on l'a encore bastonné depuis son dernier passage. Un connard hein ? Valait mieux rester à l'affût de tout ça. Et attraper ce Loyd vivant. Sûrement quelqu'un lui avait-il volé sa bagnole, et l'officier devait par dessus tout savoir par qui...
- Je m'en occupe souffla t-il comme unique réponse, sur un fond de hurlements de douleur et de coups de mitrailleuse.
Karlson se massa le nez, changea de plaster. Définitivement, ce nez n'avait pas finit de guérir. Ouch !... L'officier s'avance tranquillement, dégaine son pistolet et... charge dans la fumée. Tactactactac ! Les balles défilent. Caché dans un angle mort à l'ombre d'un large bureau, Karlson reprend son souffle. C'est pas passé loin. L'officier se prépare à repartir, et son regard tombe sur un trou de balle dans son manteau. Rassurant ! Avant de se lancer, l'autre regarde par dessus le bureau... Un bras là haut tient une arme automatique. Le policier vise et... hop ! tttchack ! Trois balles dans la main. Un petit cri de surprise là haut vient agrémenter le tout, et Karlson profite du moment de confusion pour rapidement monter les marches. Un bon coup d'épaule et la porte cède. Tttchack au travers de la tronche d'ahuri du premier mec déjà amoché. Tttchack sur l'autre débile, qui voit son avant bras ensanglanté tomber au sol en emportant avec lui sa main et son arme. Bam ! Karlson donne un bon coup de flingue, et dans le temps de le dire Loyd Whanders tombe sur le cul à côté de son pote mortellement défiguré. Le pistolet vient se pointer sous le nez de Whanders...


- PUTAIN DE MERDE ! DaAAAHH !!! C'QUOI CES CONNERIES... HAAAARGGG..
- Monsieur Loyd Whanders, je vous sommes de répondre à quelques questions avant que les forces locales ne vous prennent en charge et que..

Tatatatac ! Une salve de mitraille vient gruyèrer le pauvre Whanders, qui s'écroule au sol sous le regard hébété de l'officier de police. Celui-ci, les yeux plus gros que jamais et arborant un faciès de pure déconfiture, se retourne vers le coin de la pièce et tombe sur un Peter Klash des plus décontracté, la clope à la gueule et un AK fumant entre les mains, lançant sur un ton de rockstar ;
- Gotcha !

Les lèvres de Karlson tremblent, rajoutant alors à son allure de nerd dépassé par les événements. Loyd, son seul lien direct vers les meurtriers de deux, voir trois députés à la présidence, venait d'être abattu par ce.. par ce...
- Connard...
Klash sourit de plus bel, l'air fendant, et s'approche sans tressaillir.
- T'en fais pas papi, y'en aura d'autres pour toi t'inquiète !
Oui, ce type est bel et bien celui qui a lancé cette grenade à travers l'édifice. Si les lois étaient ce qu'elles avaient déjà étées, ce type serait en taule dans le quart de seconde, et y resterait pour les décénies à venir. Malheureusement, le monde avait bien mal changé en ce dernier sciècle, pensa Karlson. Essayant d'ignorer le commentaire puéril de l'homme en complet blanc, le policier en colère se retourna vers le cadavre, essayant de reprendre son calme. Tremblant de plus en plus, il fouilla les vêtements du macchabé, jusqu'à ce que ses doigts tombent sur ce qu'il cherchait... Un indice. Un infime et misérable indice. Mais tout de même, c'était toujours mieux que rien. Un coupon rabais de chez Beetles. Beetles, un bar de mercenaires, genre d'endroit où aucun flic ne souhaiterait poser les pieds. Mais tout de même... s'il y avait bien un endroit où cet idiot pouvait s'être fait piquer sa bagnole, c'était bien là !

Intrigué, Klash osa jeter un regard par dessus l'épaule de l'enquêteur. Pas bête pensa t-il ! Pas bête du tout ! Aussi bien suivre ce mec, il le mènerait sûrement aux débiles qu'il avait à tuer. Ça lui ferait une job facile... Comme de quoi son instinct avait été bon ; quand on fait bouger les choses, on tombe forcément sur quelque chose de potable. Bouger les choses, en payant une bande de crétins pour faire exploser une banque, par exemple. Le mercenaire sourit en savourant sa cigarette, fier de son coup et de sa bonne étoile. Et Karlson pour sa part, lu aussitôt dans ce regard lumineux qu'il aurait du mal à se débarasser de ce primate de service...
Vortex
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Messagepar Vortex » sam. mars 10, 2007 12:32 am

Épisode 5 (suite)


Warell Pacton baisse la tête sur le petit bureau. En arrière plan, le rire d'une femme lui fait apparaître un large sourire. Dans les doigts du grand noir, un billet de 100 dollars est roulé à la manière d'une paille. Rapidement, l'une des extrémités est introduite dans la narine droite du mercenaire, qui se bouche l'autre narine. Il se penche sur le petit bureau, où se trouve une ligne de coca... Et zouf ! La coca disparaît dans le nez du chasseur de prime, alors que le rire crystallin de la demoiselle à quelques mètres redoublent d'intensité. Warell se relève, souriant, satisfait. Il est chez cette femme qu'il a ramassé dans la rue, terrifiée. Chez cette femme magnifique aux cheveux noirs bouclés, dépassant à peine les 5 pieds, aux yeux couleur nutella...
- Rhoo.. c'que t'es belle putain... lâche le drogué à la dame étendue dans le lit, en train de pratiquer la même intervention que lui quelques secondes plus tôt, sur sa table de chevet cette fois. Une jeune femme à l'apparence timide, retenue. Warell en rafolle. Voilà, elle sniffe, elle sourie, si bien, et soudain tous ses membres semblent se libérer, semblent se délier, semblent oublier qu'elle est supposée être timide, et ce genre de détail... Warell s'approche, défait sa ceinture. Elle, elle rouvre les yeux et les enfonce sur lui comme des lames, d'un regard si pervers et prédateur que le mercenaire s'en voit un instant intimidé.

Quelle chance a-t-il, se dit Warell, d'être tombé sur une femme comme elle. Un si jolie et charmant hasard, en route pour le boulot, chez un enculé de patron dont elle ne peut raconter que les méfaits. Warell ne pense plus à Joe. Il se démerdera bien tout seul, c'est un grand quand même... menfin... Et elle... rhoooo..... Warell s'approche, la femme ouvre grand ses bras et ses cuisses, l'accueille en son sein. Warell s'est trompé. Il s'en rend compte seulement maintenant. Cette femme n'est pas si simple d'esprit et manipulable qu'il croyait. Elle est consciente, elle sait ce qu'elle veut, c'est visiblement une dur à cuir. Wary est fasciné, stupéfait. Que demander de plus, lorsqu'on a entre ses bras...

...la belle est opulente Barbara.



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