Vers Ardhonmeth

Il arrive parfois que malgré l'apport constant de nouvelles rumeurs et histoires certains gardent une profonde nostalgie du passé, c'est le cas de ce vieil homme que vous voyez là bas, venez vous asseoir en cercle autour de lui et laissez le vous conter les légendes qui ont bercé son enfance !
Arkan
Chante en Mogwai
Messages : 829
Inscription : jeu. avr. 06, 2006 12:46 pm

Messagepar Arkan » ven. août 25, 2006 11:08 pm

Awilan entra dans le hall sombre de la bibliothèque, quelque peu désorienté par la mission incompréhensible du garde endormi. Mais se cacher dans la bibliothèque en attendant la fin des combats lui semblait une bonne idée. Le hall était d'une taille impressionnante, mais ce n'était rien comparé à la bibliothèque elle même. Dès ses premiers pas, il fut écrasé par l'immensité de la salle emplie de gigantesques étagères sur lesquelles reposaient des milliards de livres. Le plafond, quant à lui, était indiscernable dans les ténèbres qui emplissaient la salle. Cependant on pouvait voir, au centre de la salle, un dôme de vitraux qui laissaient filtrer la lumière du soleil, créant ainsi un gigantesque cône de lumière.
Awilan avançait lentement dans la salle, l'écho des ses pas se repercutant inlassablement sur les parois de granit noir et sur les étagères. Il était completement fasciné par la fresque que représentaient les vitraux.
Il était ainsi, immobile au milieu de la salle et les yeux fixés sur le dôme illuminé, quand soudain ce dernier s'assombrit, avant d'exploser dans un fracas abominable. Rapide, Awilan eu le temps de se cacher derrière des étagères pour se protéger des vitraux qui tombèrent.
Quand il sortit de sa cachette, ce qu'il vit le laissa stupéfait: Ce qui semblait être Arkan, défiguré et le corps recouvert de griffures, recouvert d'un halo bleu et deux ailes gigantesques déployées, déscendait lentement du haut du plafond, pour enfin toucher terre. Arrivé au sol, le guerrier blanc ensanglanté s'affala, et ses ailes disparurent. Là, le halo bleuté qui recouvrait le corps d'Arkan se divisa, et lança des tentacules éthérées dans toute la salle. Une d'elles toucha Awilan, et à son contact une voix qu'il connaissait retentit dans son crâne: "Enfin quelqu'un! Je desespérais de trouver une aide dans cette bibliothèque désertée. Bon, pas le temps pour les retrouvailles, sache seulement que je suis Kalito et que la survie d' Arkan dépend du fait que tu obéisse à tous mes ordres, et sans tarder ! " Awilan acquiesca, intimidé par cette voix qui tonnait dans sa tête, et commença à faire tout ce qu'elle lui ordonnait...

Anya arrivait a proximité de la bibliothèque. Elle avait eu tout le mal du monde à retrouver son chemin dans cette gigantesque ville endormie. En effet, elle s'était bêtement perdue par excès de prudence, puisque c'était en voulant mettre le plus de distance possible entre Awilan et elle qu'elle l'avait perdu de vue au détour d'une ruelle. Mais heureusement elle avait retrouvé, grâce en soit rendue à sa chance, l'immense batîment, facilement reconnaissable par la sculpture d'un livre ouvert placée sur un socle devant l'entrée. Elle entra donc dans la bibliothèque, et aux premiers pas qu'elle fit dans la gigantesque salle, outre le sentiment d'infériorité engendré par la grandeur des étagères, elle entendit quelqu'un aux centre de la salle sombre. Quand elle atteignit la source des bruits, elle vit Awilan, apparement affairé à panser les plaies d'un Arkan bien vivant, ce dernier étant assis sur un fauteuil, ses yeux verts emplis d'un sentiment de fatigue et de lassitude intense. Aussi, un étrange halo bleuté recouvrait le corps du guerrier blanc, dont un filet rejoignait le front d'Awilan. A l'arrivée de la guerrière écarlate, la lueur bleutée créa un nouveau tentacule qui fusa dans la direction d'Anya, et sans que cette dernière n'ai pu faire un mouvement d'esquive, la lueur atteignit son front. Là, une voix qu'elle connaissait bien retentit dans son esprit: "Tiens, comme on se retrouve... Vous tombez à pic, chère guerrière, car je vais avoir besoin de vos services.
-euh... Kalito? c'est toi?
- Non, je suis juste une voix qui parle dans votre tête avec la voix de Kalito... Bon, pas le temps de discuter: je suis Kalito. Ne posez plus de questions et écoutez moi. Il faut que vous trouviez quelque chose pour moi, et ma survie dépend de l'obtention de cet objet. Mais il sera difficile de le trouver: C'est un livre, un grimoire à la couverture noire et sur laquelle est déssiné en fils dorés le symbole de l'éternité."
A ce moment, le dit symbole s'imposa dans l'esprit d'Anya: il représentait un triangle surplombé d'un cercle (les pointes du triangle dépassant du cercle).
-Un livre ? Mais as-tu idée du nombre de bouquins qui se trouvent dans cette satanée bibliothèque ?
-Hum.. C'est vrai qu'il sera difficile de le trouver, mais vu la puissance de ce grimoire, il doit être mit dans une pièce à part, et puis je vais vous aider: ne vous inquiètez pas si vous trouvez soudainement le monde un peu... bleuté. A ce moment, la vue d'Anya se brouilla et un voile azur recouvrit son champ de vision, faisant par la même occasion se dissiper un peu les ténèbres de la salle.
-De plus, le grimoire que nous cherchons vous apparaîtra très... Lumineux.
Avez-vous des questions?
-euh...oui
-Tant pis; nous n'avons pas le temps, allez faire ce que je vous dis.

A ce moment, la lueur se détacha du front d'Anya, la laissant immobile et perplexe. Awilan était encore en train de soigner Arkan, avec des gestes précis et professionnels inhabituels chez lui. Sortant de sa torpeur, Anya entreprit donc de chercher ce satané grimoire...
Dernière édition par Arkan le sam. août 26, 2006 1:03 pm, édité 1 fois.
Matamune
Fait tourner le chat
Messages : 616
Inscription : jeu. avr. 06, 2006 5:26 pm

Messagepar Matamune » sam. août 26, 2006 2:12 am

Alors que Lucy était occupé à soutenir les guerriers combattant l'horde de vampires, goules par des boules de feu qu'elle invoquait elle ne savait pas trop comment. D'habitude, un sortilege si puissant qu'invoquer des flammes pour les lancer sur l'adversaire lui demandait temps et effort. Là, non...
Et il le fallait bien. Ils avaient tellement reculé qu'ils avaient fini sur une place en face d'un batiment qui semblait être la bibliotheque.
Ce n'était qu'un foyer parmi d'autres. A se demander pourquoi les dragons n'intervenaient pas. A se demander pourquoi il y avait autant de monstres qui apparaissaient de partout.
De ses coups d'oeils furtifs au ciel, elle distingua que les dragons regardaient la scène.
Qu'est ce qui les empechaient d'intervenir ?
à ses miserables créatures completa une voie en elle.
Elle prit le temps de modifier ses perceptions sensorielles...
Champ de force. Elle distinguait également les flux magiques de portails.

Des mages Tremere, il faut tuer ses abérations. Degaine moi. Maintenant !

Ses mains obéissèrent. Ses yeux se mirent à bruler de flamme magique. Son corps était entouré d'une aura de flamme orange. Gorgorbé souriait à ce jeune et puissant corps qui s'offrait à lui. Souriait à la puissance de Ruineflamme. A sa puissance. A Sa puissance.
Il allait être le courroux qui allait détruire l'hérésie vampirique. Les murs qui s'opposeront à lui seront brisé.
D'un bond de quinze metres, il plongea dans la mélée. Dans une danse jubilatoire et meutrière, il se dirigeait vers l'un des portails Tremere pour le prendre et aller combattre à la source.
Rosslaew
Pique du LCS
Messages : 3517
Inscription : mar. avr. 04, 2006 9:21 pm

Messagepar Rosslaew » sam. août 26, 2006 4:09 pm

Beren commençait à reprendre conscience. C'est donc qu'il était encore vivant, et c'était déjà une bonne chose se dit-il.
Il préféra ne pas ouvrir les yeux et ne pas bouger d'abord, et réfléchir à ce qui lui arrivait, à ce qu'il avait entendu. Sa douleur à la tête le harcelait et ce n'était pas aisé de réfléchir. Les souvenirs lui revenaient un à un.
Kella n'avait jamais révélé son histoire, du moins pas à lui, et il commençait à comprendre. Son village a été détruit il y a longtemps et la voilà demi-elfe lycane. Ces éléments lui rappelaient la légende de Lock, sur une des rares victoires des lycans en ces terres, se pourrait-il qu'elle l'ait vécue ? C'est le problème avec les elfes, on ne peut jamais estimer leur age ...
Que devait-il faire maintenant ? Quand il l'avait questionnée, Keela l'avait assomé, s'il la requestionne, peut-être le tuera-t-elle ? Mais s'il ne dit rien, elle le tuera peut-être aussi. Il préférait décidément avoir une prise sur son destin, et quitte à mourir, autant que ce soit pour avoir fait face au danger ? Il haïssait devoir la considérer ainsi.

Losqu'il ouvrit les yeux, elle était un peu plus loins et mangeait un jambon. Ç'aurait pu être lui ...
"Déja réveillé ? tu es quand même assez solide pour un érudit.
-Et toi compatissante pour quelqu'un qui veut ma peau. Après tout, c'est vrai qu'on ne se connait même pas vraiment. Je ne sais même pas d'où tu viens."
Keela ne répondit pas et reprit un morceau de jambon.
"Tu es de Lock n'est-ce pas ?"
Elle arrêta de macher et lui jeta un regard froid. Visiblement elle ne voulait pas qu'on lui ravive ces souvenirs.
"Tu vis pour faire renaître ta tribu, mais que peuvent t'apporter les vampires sinon de l'argent ? Crois-tu qu'Ardhonmeth est pauvre ? Si tu luttes à nos côtés, qui te dit que tu ne serais pas autant récompensée ? Sinon plus, car les vampires n'ont pas de terres à t'offrir eux, ou du moins ils ne semblent pas t'en avoir promis ; si tu veux reconstruire ta tribu c'est mieux d'en avoir non ?
- Tu cherches à m'acheter ? dit-elle sèchement
- Non, je te montre juste que tu as un choix. Par contre, il faut voir si tu préfères les vampires ou nous. Si tu les aides, mon peuple sera massacré, comme le tien. Je sais que tu n'as pas de liens avec mon peuple, mais comprends que c'est la même chose. Je t'en supplie encore, réfléchis-y"
Back from the bed !
So many spices, and such riches aplenty ♪
Eilraet
Chapelier de l'apocalypse
Messages : 7925
Inscription : dim. mars 26, 2006 4:07 pm

Viande périmée

Messagepar Eilraet » lun. août 28, 2006 1:44 am

Rosslaew ferma les yeux quelques moments pour réfléchir à ce qu'il pourrait encore dire ou faire, il se sentait trop faible pour utiliser la magie et il ne doutait pas qu'elle saurait la retourner contre lui, parler avec elle semblait être la bonne solution mais si jamais il l'offensait ... il n'osait même pas imaginer ce qui lui arriverait. Il entendit la lycane faire un pas dans sa direction mais il remarqua que celui ci, bien qu'aussi léger que le pas d'un elfe devait l'être n'était naturel. Il ouvrit ses yeux pour voir à la position de la lycane qu'elle avait interrompue sa marche soudainement.
Tout d'un coup il y eu une sorte de flottement dans l'air, Beren sentait qu'il y avait quelque chose, une étincelle peut être, en suspension dans l'air. Et il n'y avait pas un seul bruit ... rien ... le silence était si imposant qu'il en était pesant. Toute la ville semblait retenir son souffle et écouter le moindre de ses sens pour comprendre ce qui lui arrivait.
Puis le bruit revint, pas violemment, mais il y avait une sorte de bourdonnement croissant qui emplissait la salle ou Ross et Keela se trouvaient. C'était des voix, Rosslaew n'entendaient pas les voix des enfants qui avaient reçu l'ordre de rester discrets, c'était toute Ardhonmeth qui c'était mise à parler ! Oubliant pendant l'intervalle de deux battements de coeur la guerre qui faisait rage Rosslaew ressentit l'agréable sensation d'un retard chez lui, au près des siens. Puis il se souvint de la menace qu'étaient les vampires et poussa un long soupir, ayant également oublié la menace que la lycane représentait pour lui, en réalité le poids dont il venait d'être soulagé était si important que tout le reste semblait d'importance moindre.
Un cri retentit alors, déchirant le calme qui était apparu au réveil de la ville. Tandis que les bruits de la guerre eux aussi reprenaient de plus belle, avec encore plus d'intensité Beren entendit Eilraet crier pour la seconde fois, le voleur de rêves se rapprochait.
En réalité Eilraet courrait, sautait et trébuchait de tant de précipitations sans se soucier le moins du monde de son mauvais état. Il arriva complètement essoufflé dans la salle ou se trouvaient Keela et Rosslaew mais ne leur adressa qu'un demi-regard et continua sa route de plus belle au pas de course. Il fit brusquement demi-tour et se dirigea vers Ross, tandis que l'elfe et la lycane le regardaient d'un air ébahis sans bouger, Eilraet conscient que sa tête devait être affreuse n'avait de toutes façons pas de temps à perdre en explications. Il attrapa le bras de Ross et commença à le tirer en arrière :
-Suis moi et dépêche toi tes compétences de médecines risquent d'être utiles.
Après une brève hésitation qu'Eilraet trouva mille fois trop longue il comprit ce qui n'allait pas dans la scène qu'il observait, Rosslaew était attaché. Le lycan montra les crocs en direction des liens qui entravaient l'elfe et celui ci sentit la chaise se ramollir comme si elle avait eu peur des dents d'Eilraet, mais plus étonnant ses liens s'étaient transformés en serpents et rampaient déjà vers un trou dans le mur, et ses menottes s'étaient liquéfiées. Autant étonné qu'apeuré par ce sortilège il se leva brusquement et suivis Eilraet, qui semblait courir bien au delà de ses forces. Keela, bien qu'hésitante le suivis en gardant une distance de quelques mètres entre elle et eux.
Leurs pas les menèrent devant un vieil homme qui marchait vers eux, affichant un grand sourire en direction d'Eilraet.
-Je suis vivant Eilraet ! J'ai survécu ! Je ne sais par quelle magie c'est possible mais je suis vivant !
Rosslaew malgré la distance ne put s'empêcher de remarquer l'haleine particulièrement fétide du vieillard, qui à en juger par la crosse blanche qu'il utilisait pour marcher ne pouvait être que le Morphée dont avait parlé le dragon d'or. Le vieil homme semblait en bien meilleure forme qu'Eilraet, et sa bonne mine laissait présager qu'il avait une santé de fer, en réalité il y avait juste cette odeur qui se dégageait de sa bouche qui était anormale. Eilraet tomba sur ses genoux, ses lèvres affichèrent ce qui aurait dû être un sourire mais qui était déformé par la douleur, il murmura, sans souffle :
-Heureux de vous rencontrer dans ce monde.
Le lycan semblait apaisé.

L'expression du vieil homme changea tout d'un coup, un doute s'afficha sur son visage et bientôt ce doute laissa place à la peur. Le vieillard se pencha soudainement et l'odeur se raviva. Rosslaew entendit un bruit peu ragoûtant émerger de l'appendice buccale du vieillard et vit que celui ci était en train de vomir. Comprenant que c'était pour cela qu'Eilraet lui avait demandé de venir Rosslaew fit un pas en avant mais le vieillard leva la main dans sa direction lui faisant comprendre qu'il ne devait pas s'approcher.
-Quel idiot j'ai été, je me meure évidemment, prend garde à toi Eilraet, toi qui au dernier moment a su ... ARHHHHHH !!!!!
Morphée vomissait de plus belle et ce qui sortait de sa bouche était long et noir, il était en train de recracher ses boyaux ! La peau du vieillard commença à se dessécher alors que la souffrance sur son visage était bien pire que celle que Rosslaew avait pu observer dans les yeux du lycan. Tandis que l'enveloppe charnelle de Morphée s'envolait en une fine fumée blanche l'intérieur de son corps, totalement noir commençait à se dévoiler. Les deux yeux sortirent de leurs orbites, roulèrent jusqu'au pieds d'Eilraet qui se masquaient partiellement la vue de ses mains entrouvertes, les globes oculaires explosèrent et le lycan poussa un cri suraigu tandis que tous les autres organes du vieil homme aux aussi éclataient répandant une sorte de boue noirâtre sur ceux qui observaient ce triste spectacle. Les os furent bientôt visible, ils étaient verdâtre et commencèrent à s'émietter, la poussière issue du crâne s'envola en passant par les lèvres encore intactes du vieux voleur de rêves qui commençait seulement à hurler de douleur, ses cordes vocales vibrant sous les yeux d'Eilraet qui n'arrivait pas à tourner la tête, puis elles claquèrent et quand le déclic sonore parvint aux oreilles du tavernier il tomba dans les pommes. Bientôt il ne resta plus qu'une masse immonde et noirâtre là où un vieillard amical et souriant se tenait quelques instants plus tôt.
perl -E 'say s/(.*r).*\K/, \l$1.\n/r, ${["Take one down and pass it around. ", "Go to the store and buy some more. "]}[/N/], $::b{$_} // $a, "\n" for reverse sort { $a <=> $b } keys %{ { %::b = map { ($a, $b) = ($_, $a) } map { join "", "$_ bottle", "s" x !/^1$/, " of beer on the wall" } "No more", 1..99 } };'
Plume
Fait une promenade en bateau volant
Messages : 2616
Inscription : ven. juil. 14, 2006 11:09 am

Messagepar Plume » lun. août 28, 2006 4:58 pm

Lorsque Andrew se réveilla, un certain temps s'était écoulé visiblement puisque les combats étaient légions dans les environs et que le lieu n'était pas le même. Se posa alors la question : "Que faire?". Deux possibilités s'offraient à lui :
- fuir : la plus naturelle pour Andrew. Inconvénient : le désert est grand et il y fait soif...
- retrouver Nenmacil pour avoir quelqu'un qui le protège. Inconvénient : il faut traverser le champ de bataille.
Finalement, Andrew choisit une troisième option : entrer dans la petite maison qu'il peut voir juste à côté de lui et attendre que tout se tasse. Au moment où il franchit le seuil de la porte, il vit une silhouette se dessiner. Serait-ce l'étrange femme dénomée qui l'avait questionné à son réveil ? Il ne se souvient pas trop de son visage. A tout hasard il lance :
"Keela ?"
Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. (...)
Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié...
Matamune
Fait tourner le chat
Messages : 616
Inscription : jeu. avr. 06, 2006 5:26 pm

Messagepar Matamune » lun. août 28, 2006 6:03 pm

Massacrant vampire sur vampire, Gorgorbé, grâce au corps de Lucy finit par atteindre un portail magique noir et orange.
Des runes de sang étaient disposé à travers le sol et des éclats d'énergie traversait l'aura spherique du portail.
La possedée s'engrouffra dedans et arriva de l'autre coté. C'était une piece construite à même une grotte... Il n'y avait pas de verdure, pas d'animaux. Il regnait une puissante odeur de souffre. Il y avait au quatre coin de la piece des bassins de sang. Au dessus de ses bassins, des pieux où visiblement, des corps avaient été empalé dessus. Le sang s'écoulait à travers des canaux vers le portail. Un groupe de Tremere incantait pour permettre l'existance du portail.

Gorgorbé concentra son energie et irradia à trois cent soixante dégrès la piece des flammes de dragon.
Au travers des cendres de la piece, une bulle de magie persistait. Derriere, des Tremeres. Il avait eu le reflexe de se proteger mutuellement.
Après plusieurs tentatives pour les opposants de se détruire avec diverses magies, les tremeres se mirent à discuter, ignorant la furie de coup de Lucy, Gorgorbé étant décidé à percer la bulle de la magie.

_Visiblement, ce corps est possedé par un esprit de feu" déclara un Tremere.
_L'esprit provient de l'épée. Il faut rompre le charme et l'extraire de l'épée et de la jeune femme.
_Agissons !

Le poing de Lucy s'engrouffra dans le bouclier magique, le faisant rompre. Au même moment, les incantations des Tremeres touchèrent à leurs fins.
Le corps de Lucy chuta au sol et fit des bonds sur lui même. L'esprit de gorgorbé était en train de s'arracher du corps et de l'épée de force.

Le corps finit par se calmer. Cela avait marché. Gorgorbé était sans attache physique. Immatériel. Impuissant.
Une idée immergea. Il alla se placer à la base des canaux de sang. Les mages, une fois le corps de Lucy transporté par des laquets, reprirent à ouvrir le portail.
La magie se concentra en un point. Gorgorbé absorba tous le sang des bassins et se tenait au centre de la pièce. Avec un corps. Tant de puissance. Il décida de prendre la forme d'un homme dragon. Griffe asseré, écaille resistante et machoire puissante.

Les tremeres cherchèrent à se reproteger mais Gorgorbé fut plus rapide. De ses mains jaillirent des bulles de feu qui brulèrent les trémères les tremeres qui invoquaient le bouclier...
Quelques secondes et Gorgorbé courrait dans les tunnels du royaume soutterain du sang, à la recherche des autres salles. Voler le sang pour gonfler sa puissance, tuer les mages et passer à la salle suivante. Les chevaliers vampires lui tendait en vain des embuscades.
Rien n'arretait le désastre. La garde personnelle de Lilith et elle même était absente, déjà dans la ville. Rien ne pouvait plus l'arreter sinon le roi, en torpeur depuis trop longtemps.

Pendant ce temps. Lucy fut jeté à la va vite dans une cellule sans qu'on prenne le soin de la menoter ou quoique ce soit. Gorgorbé préoccupait les vampires. Il fallait tenter de l'arreter ou fuir à travers un portail.
La royaume du sang était ébranlé. Par un être unique.
Arkan
Chante en Mogwai
Messages : 829
Inscription : jeu. avr. 06, 2006 12:46 pm

Messagepar Arkan » sam. sept. 09, 2006 11:07 pm

Un guerrier strillé de cicatrices au milieu d'une immense bibliothèque, un halo bleuté recouvrant son corps partiellement recouvert de bandages ensanglantés... Un humain s'efforce de rendre plus confortable la posture du blessé, ce dernier souffrant mille maux à chaque mouvement... A qui tend son âme peut entendre les murmures de deux amis se répendre dans l'obscurité régnante...
* ...Arkan, tu vas vivre. Tu vivra et tu retrouvera tout ce que tu aimes, tout ceux que tu aime.
*Je vivrais assez longtemps pour te sauver toi, mais j'ai bien peur que l'opération ne me coûte mon âme, Kalito.
*Ton âme est bien plus puissante et résistante que tu ne sembles le croire, crois en quelqu'un qu l'a cotoyée de très près pendant près de deux ans.
*Peut-être as-tu raison, peut-être as-tu tort, seul le temps peut ammener la vérité.
*oui.
*Mais quelque fois il n'est pas suffisant. Kalito, où as-tu entendu parler de ce grimoire ? A la base, nous devions chercher à traduire nos chants de naissance, non trouver un tel livre, dont je ne connaissais même pas l'existence.
*Ta question est compréhensible. Ce livre est plus qu'un simple grimoire, Arkan. C'est l'unique exemplaire des Pages Eternelles.
*Les Pages Eternelles ? Je ne connais pas cet ouvrage.
*Tu dois le connaitre sous son nom Masarien, c'est la version de ce monde des Chants de Vie.
*Les Chants de Vie ? Mais c'est impossible ! Seule Masara peux avoir ces écrits ! Seule Masara est constellée des Chants de naissance, comment ce monde ci pourrait-il avoir l'ouvrage qui regroupe les grands chants de naissance ?
*Tu es bien naïf, Arkan, de croire que seule masara garde en son sein des prophéties. Car ce sont bien de ça dont il s'agit: les chants de naissance sont des prophéties, et les grands chants sont les plus importantes d'entre elles. Et comment est-ce que ces prophéties pourraient arranger notre état ? Eh bien je suis certain que ton chant de naissance s'y trouve, ainsi que sa traduction. Et tu sais comme moi que chanter en son entier son chant de naissance peux donner une exceptionelle puissance...
*Tu es fou, Kalito. De la puissance, ça en donnera, mais ça ne me garantira pas la réussite, car il y a plus important que la puissance, c'est la Sagesse et l'intelligence. Ton âme est scindée en deux, Kalito, et la réunifier releverais du divin.
*Encore une fois tu te méprends, mon ami. Déjà, je sais que tu sais exactement comment faire, mais que seuls la puissance et le courage te manquent. De plus, je ne te donne pas le choix, car sans cette opération, c'est ma mort que tu aura définitivement sur les épaules. Et enfin, je ne te demande pas que de me réunifier, mais surtout de me rendre ce que tu as jadis détruit, mon corps. Je ne veux plus passer mes jours dans l'envellope de quelqu'un d'autre, Arkan.
*Je comprends... Mais si avant je doutait de ma survie, je sais maintenant que je mourrais dans cette entreprise insensée. J'ai déjà tourné et retourné le probleme sous tous les angles, et il n'y a pour moi aucune autre échapatoire que la mort.
*Si il y en a une, et tu la connais. Tu l'a toujours bannie de tes reflexions, car tu as peur de ce que ça implique. Mais nous n'avons plus le temps d'avoir peur, Arkan, ni d'êtres prudents. Il nous faut pour une fois compter sur les autres, ou c'est une mort inutile qui nous attend au bout du chemin.
* ... Kalito, je te promets de te redonner vie humaine. Et d'essayer d'y survivre. Mais dans toutes les chemins qui se croisent en cet instant, sur aucun nous ne continueront à marcher ensemble, mon ami. Saches donc que tu as toujours été la personne la plus importante à mes yeux, et dans la vie comme dans la mort, mon Âme sera toujours teintée de l'azur de ton coeur !
*N'en soit pas si sûr, Arkan, j'ai l'intuition que nous nous recroiseront un jour...



Anya en avait marre, mais vraiment marre! Depuis ce qui lui semblait une éternité, elle s'acharnait a retrouver un bouquin poussiéreux dans une bibliothèque qui contenait des milliards de bouquins ! Et tout ça pourquoi ? Pour sauver la vie de Kalito? Mais comment un bouquin pouvait-il sauver la vie de qui que ce soit ? Décidement, elle détestait vraiment la magie... Et puis cette vision bleutée était vraiment lassante!
Alors qu'elle ruminait ces sombres pensées en marchant le long d'une étagère, Anya perçu soudain ce qui semblait être une lueur sur un mur de briques. Elle regarda attentivement ce mur, se rappelant des paroles de Kalito. "le grimoire que nous cherchons vous apparaîtra très... Lumineux." Mais la lueur semblait se trouver au delà du mur.. Anya chercha en vain un mécanisme à enclencher, tatant les pierres froides. Son échec l'énerva au plus haut point et elle décida de s'en remettre à ses techniques... Elle tapota de son poing le mur devant elle, sur plusieurs endroits, et trouva enfin ce qu'elle cherchait: à un endroit, la paroi était plus fine, ce qui faisait penser que la pierre n'était qu'un leurre. Là, Anya pris son épée et, avec sa garde, entreprit de défonçer salement l'endroit fragile. Les coups se répercutèrent avec fracas dans tout le batiment, et s'arretèrent quand la guerrière réussi enfin à briser la paroi. Cette dernière protégait un petit espace où se trouvait un objet enroulé dans du tissu. La lueur vive venait de cet objet: Elle avait enfin trouvé cette saloperie de livre !!! Fiere de sa réussite et pressée de se débarasser de ce satané livre, Anya se précipita jusqu'à l'endroit où se trouvaient Arkan et Awilan (et Kalito). A son arrivée, Kalito repris contact avec elle: "Ah magnifique !!! Parfait !!! Vous l'avez trouvé !"
Ceci dit, il se déconnecta et la vue d'Anya redevins normale, le voile bleuté se dissipant.

A ce moment, le halo bleu se concentra sur Arkan, toujours affalé sur son fauteuil, et celui-ci rouvrit ses yeux qu'il avait fermés. Là, il se remit douloureusement et difficilement sur ses pieds, aidé par un awilan toujours connecté à Kalito, et s'approcha d'un pas claudiquant vers Anya.
"Bravo, donne le moi à présent, nous allons enfin pouvoir commencer..."



Querdal entra dans la bibliothèque d'un pas pas sûr, car il y percevait de grands échos de magie, et ça ne présageait rien de bon. Il passa rapidement dans le hall puis rejoignit la grande salle. Prêtant peu d'attention aux étagères surchargées (il avait vu de bien plus grandes bibliothèques dans le passé), il se dirigea directement vers la source des flux magiques. Au centre de la salle, sous un dôme de verre brisé, se trouvaient les deux personnes qu'il cherchait, plus une qu'il ne s'attendait plus à revoir dans cette vie. De plus, la scêne qui se tramait sous ses yeux ajoutait à son étonnement: Arkan était agenouillé devant ce qui semblait être une rune tracée à même le sol. Vu la couleur des traits, le symbole avait été fait avec du sang, et il représentait un triangle surplombé d'un cercle. Arkan était en train d'enlever ses bandages sous les yeux ébahis d'Anya et d'Awilan. Sa tache terminée et le sang recommençant à couler lentement, Arkan commença à chanter d'une voix douce, mais Querdal remarqua vite que ces chants étaient des incantations. Soudain, et sous les chants du Guerrier mourrant, le sang qui coulait de se entailles se mit à s'écouler à une vitesse extraordinaire, se réunissant au centre du symbole qui s'était mit à briller d'une lueur blanche d'une intensité incroyable. Querdal, reprenant ses esprits, commença à s'inquiêter pour le guerrier qui perdait son sang à flots rapides. Il se précipita vers Arkan, pour l'empecher de se suicider, Mais à peine eu t-il fait trois pas qu'une lueur bleue lui barra le chemin. Avant que l'axeman ai pu faire ne serait-ce qu'un mouvement de recul, la lueur le toucha au front, et le guerrier entendit une voix retentir en son esprit. "N'approche pas, pauvre fou ! Ce qui doit être fait va être fait, et tu nous tuerais tous en tentant quoi que ce soit !!!"
La voix s'arrêta aussi brusquement qu'elle avait commencé, et la lueur s'en alla pour se poster dans la lumière blanche du symbole.
Dépité, Querdal conscentit à laisser les choses se faire, à regarder mourir une seconde fois Arkan.


Les chants emplissaient sont esprit, et y déposaient une puissance sans bornes. Dès la lecture de son chant de naissance, Arkan avait été emplit d'une force magique incroyable, et les chants s'étaient mis à tourner dans sa tête à une vitesse incroyable. Ne pouvant les contenir, il avait commencé à les chanter, guidant comme il le pouvait la puissance qui coulait en lui vers le résultat qu'il recherchait. Le sang qui s'échappait de son corps rejoignait en flux rapides le symbole de l'éternité, créants ainsi une spirale montante tourbillonant à une vitesse rendant floue sa perception. Mais soudain, les flux s'arrêtèrent. Arkan était exsangu, vidé de la moindre goutte de son sang. Heureusement, la quantité qu'il avait donnée était suffisante.
*A toi Kalito !!! Va et reconstruit toi ! Soit le moule et je serais le four qui te réunifiera !

Soudain, une petite lueur d'un bleu intense sortit du corps d'Arkan, et rejoignit celle, plus grande, plaçée au centre du symbole et de la spirale.

Là, les deux lueurs se réunirent pour n'en faire plus qu'une d'un éclat rennaissant. La lumière azur recréée se mit alors à prendre forme humaine, et ce qui semblait être un fantôme entra d'un pas sûr dans le tourbillon sanguin. A ce moment, les chants d'Arkan redoublèrent de volume, et le tourbillon s'immobilisa.

Reconstruire, recréer, redonner vie! Chaque parcelle de l'âme d'Arkan s'affairait à recréer un corps à Kalito, en s'aidant de l'âme de ce dernier qui lui donnait les caractéristiques, les "plans". Veines, muscles, organes, peau... Tout se reconstituait lentement avec le sang du guerrier blanc en guise de matériau. Et enfin l'oeuvre fut terminée. Arkan s'appretta à lacher prise quand soudain il remarqua que le corps continuait à se former. Mais il ne comprenais pas, il ne restait rien à recréer ! En cherchant ce qui se reconstituait, Arkan compris soudain: Le processus de création avait reveillé un pouvoir ancestral qui sommeillait en Kalito, un pouvoir lié à son sang Veilleur... C'était peu important au final.
Arkan lâcha prise, et ce fut comme si son âme s'élevait, s'extirpait de son corps mort. Mais il avait déjà prévu cet élement, et l'endroit ou il partait n'était pas le liteladum...
Une vague magique arrivait vers lui à une vitesse vertigineuse...


Adieu mes amis, Adieu Kalito, je retourne chez moi.

Arkan, le guerrier des Âmes, fut emporté.
Querdal
Attend à Courcourgette
Messages : 7934
Inscription : jeu. avr. 06, 2006 1:12 pm

Messagepar Querdal » dim. sept. 10, 2006 4:18 pm

:!: Attention, post garanti super-long, Apellation d'origine contrôlée :!:

« ARKAAAAAAAAAAANNN !!!! hurla Querdal en se jetant sur le corps de son compagnon de route pour le secouer comme un prunier.Arkan, reviens ! Bats-toi ! Rentre dans ce corps, tu m'entends ?! C'est un ordre ! »
Querdal assena des gifles au visage inerte d'Arkan, où subsistait un triste sourire. Ce corps était vide, l'âme de l'Héritier était déjà loin et n'avait plus que faire des injonctions furieuses de l'immortel.
« Nous avons pris la route ensemble, nous la finirons ensemble, quoi que cela puisse t'enlever comme temps au Liteladum ! Arkan, je t'en prie, je t'en prie ne meurs pas... »
Querdal parlait à une carcasse vide. Awilan, interdit, ne bougeait pas car ne savait comment réagir. Anya s'approcha de Querdal et posa une main qui se voulait réconfortante sur son épaule :
« C'est fini, Querdal... Partons. Arkan a choisi sa mort, et c'est la meilleure chose que nous pouvions lui souhaiter, non ?
– Il a choisi de mourir pour que je vive." ajouta Kalito. Sous sa forme humaine, le nécromancien avait les cheveux d'un noir luisant, les yeux bleus -- qui en aurait douté ? --, et un visage aux traits fins, presque féminins. Sur sa peau blanche étaient tracés de fins motifs tatoués, tels les deux cornes surplombant son oeil gauche. Mais le plus impressionant restait les vastes ailes de corbeau déployées dans son dos.
"C'est sa façon de racheter sa faute datant du jour où il a réduit mon corps à néant. Sortons d'ici et allumons un feu pour incinérer son corps...
– Pas si vite, quelqu'un pourrait en avoir encore besoin ! »
Querdal se retourna, essuyant ses larmes d'un revers de manche :
« Qui a dit ça ? »
Awilan, plus désemparé que jamais, dit d'une voix inquiète :
« Euh... Ca n'était pas toi ?
– Ha ! Tu me confonds avec ce bouseux ? Ca n'est pas très sympathique de ta part ! »
Interloqués, les aventuriers virent Arkan se relever, frais comme un gardon. Les questions bredouillantes étaient sur toutes les lèvres, mais tous se turent en voyant les yeux du ressuscité : rouges ! Il avait les yeux entièrement rouges ! D'un rouge agressif, brillant d'une lueur sombre. C'est avec la voix d'Arkan, teintée d'une fureur sadique, qu'il s'adressa à nouveau à Awilan :
« Tu mourras pour m'avoir insulté, avorton !
– Fey ! grogna Kalito. Misérable, tu as profité de ce que le corps que tu convoitais depuis tant d'années était vide pour en prendre possession ! Nous t'empêcherons de semer le malheur sur ton passage, puisque vaincre ce corps ne fera plus de mal à Arkan !
– Hahaha, que tu crois... M'empêcher de semer le malheur, hein ? Tu es bien prétentieux, nécromancien ! As-tu jamais entrevu ne serait-ce que le centième de ma puissance ? »
En disant ces derniers mots, Fey dans le corps d'Arkan avait déployé la noirceur de son être dans l'espace autour de lui, et les quatre compagnons avaient été pris aux tripes par cette émanation de Mal pur. Encore grelottante de terreur face à cette expérience on ne peut plus désagréable, Anya vit Fey se déplacer sans efforts, comme s'il glissait sur le sol jusqu'à Awilan, si vite que le jeune guérisseur n'eut pas le temps de se dégager avant que le démon ne lui fasse une clé de bras. Son regard malsain se promenant sur les visages devant lui, Fey inclina la tête pour passer sa langue sur le cou d'Awilan, tremblant de la tête au pied :
« Je... Je suis d-désolé de vous avoir... in-insulté.. !
– Peu importe, je ne demande qu'un peu de sang frais pour revigorer ce corps loqueteux. »
Fey rejeta la tête en arrière et, ballotté sur un rythme audible de lui seul, commença d'inspirer lentement. Awilan, toujours immobilisé par la prise du démon, sembla se gainer, tous les muscles de son corps tendus à l'extrême, les yeux écarquillés, la bouche tordue en rictus effroyable. Progressivement, une langue de brume écarlate apparut, ondulant depuis le cou d'Awilan jusqu'aux narines de Fey. Cette vague de gaz de couleur rouge sang coulait tel un torrent dont s'abreuvait Fey dans son inspiration continue, pris dans une sorte de transe euphorique. Les veines d'Awilan commencèrent d'apparaître, violacées, sur la peau autour de son cou. Des filins rouges partirent d'autres régions de son corps pour rejoindre et grossir le torrent principal. Des traces de givre apparurent sur la peau du jeune homme, et ses cheveux se blanchirent à la racine. Ses yeux étaient exorbités, sa peau était telle celle d'un vieillard. Awilan tomba à genoux, et Fey le suivit en grognant, dérangé dans sa vague de plaisir revigorante. Le guérisseur, par un geste saccadé et faible, tenta de son bras libre de se libérer, mais Fey forcissait à mesure que lui-même s'affaiblissait.
Sortant de la stupéfaction où la scène l'avait plongée, Anya se rua en avant, levant son fouet pour l'abattre sur le visage de Fey — tout en évitant celui d'Awilan :
« Ca n'est qu'un enfant ! rugit-elle entre ses dents, furieuse. Attaque-toi à des adversaires de ta taille ! »
Fey, exaspéré, consentit à redresser la tête pour adresser à Anya un sourire carnassier, barré par la marque rouge laissée par le fouet :
« A ma taille, hein ? Mais j'en serais enchanté.... Trouve-moi un seul être en ce monde dont la témérité et l'orgueil soit à la mesure de ma puissance ! »
Fey rejeta Awilan en arrière, et tandis que le voleur de jambons gémissait, affalé sur le sol, il assena un coup de poing dans l'air en direction d'Anya. A la seconde même, Anya eut l'impression qu'on lui avait lancé un énorme bloc de marbre dessus. Elle fut projetée une dizaine de mètres en arrière. Haletante, elle chercha à tâtons son fouet avant de se redresser, prête à défendre sa vie et celle de ses amis, quoi qu'il lui en coûte. Fey tendit le bras dans sa direction et la désigna de l'index. Après une seconde de calme apparent, il afficha un large sourire féroce, et un long rayon noir sortit du bout de son doigt, pour s'écraser sur... Une hache.
« Outch, fit Querdal en considérant sa lame d'un oeil inquiet. C'est pas un rigolo, celui-là. Il a abîmé Vérité ! Ca se paye, un crime pareil... »
Confiant dans ses propres aptitudes au carnage, Querdal se jeta sur Fey en braillant, hache tenue fermement entre ses deux mains. Mais au moment où il allait assener un puissant coup au flanc du démon de l'Inconnu, Vérité se heurta à un mur invisible qui semblait entourer sa cible. Fey daigna tourner vers Querdal un regard las et dit :
« Je suis las de ces enfantillages... »
Puis il leva simplement la main vers l'Axeman, qui fut violemment projeté vers le mur dont les vitraux avaient été brisés quelques instants plus tôt.
« Ah... Quand je dis que c'est pas un rigolo... C'est vraiment pas un r... »
Anya, ne perdant pas son courage pour si peu, retourna à l'assaut et tenta d'assener à Fey un nouveau coup de fouet. Mais les pouvoirs de l'inconnu semblaient sans limite, car la lanière de cuir stoppa sa course en plein vol, et resta immobile dans l'air entre les deux adversaires.
« Vous n'avez pas l'air de bien saisir à qui vous vous confrontez. »
Fey leva à nouveau la main et la referma juste devant le visage d'Anya. Le fouet s'arracha des mains de la guerrière, et tournoya lentement dans l'air, obéissant aux mains de marionnettiste de Fey, qui semblait beaucoup s'amuser à dessiner des arabesques au formes complexes dans l'air. Puis, lassé de ce jeu, il projeta la lanière de cuir sur sa propriétaire. Irrépressiblement, le fouet s'enroula autour du cou d'Anya, malgré ses mains crispées qui essayaient de l'en empêcher. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Anya suffoquait, appelait Querdal à l'aide. Celui-ci, se remettant du choc contre le mur, pouvait à peine se dresser sur ses genoux. Il ne pouvait rien faire. Le fouet resserra son étreinte, agissant docilement sous les ordres impérieux des mains agiles de Fey, jubilant.
Le regard d'Anya se troubla, ses idées également. Un cri s'imposa dans son cerveau privé d’oxygène, qui l’empêchait de réfléchir logiquement :
« Non... Pas comme ça ! »
Elle délirait. Son cerveau privé d'oxygène ne lui permettait plus de réfléchir logiquement. Elle tomba à genoux, lentement. Le temps semblait ralenti. Son regard se fixa dans le vide, et sans qu'elle s'en rende compte, ses lèvres bougèrent, et prononcèrent des mots qu’elle-même ne comprit qu’à grand peine :
« Ay-Han… Née pour le combat… Servante de la guerre… Je ne peux mourir sans me battre. JE DOIS ME BATTRE ! »
Elle avait hurlé. Sans savoir comment, elle s’était relevée, avait dégainé son poignard à manche d'argent et tranché la lanière de cuir du fouet qui lui enserrait le cou. Au passage, la pointe du couteau lui entailla le cou et le sang perla, mais la douleur n’atteignit même pas son esprit embrumé. Elle était née pour se battre… Ayhan… Servante du Combat, c'est ce que disait son nom... Elle prit son arc et encocha une flèche, qu'elle pointa sur Fey. L’arc était bandé, tous les muscles de son corps raidis. La tension était trop forte, la corde était sur le point de céder. Qu’à cela ne tienne, elle devait essayer.
Fey la regardait, amusé. Qu'est-ce que cette gamine armée d'un bout de bois pouvait donc contre lui ? Il était ennuyé de devoir abîmer ce corps, car une partie de son sang allait cuire, mais enfin... Il faut bien les amuser, ces jeunes. Avant même que la flèche ne parte, il étendit la main dans sa direction.
Anya sentit une douce chaleur l'envahir. Elle partait du ventre pour se répandre dans tout son corps... Elle regarda sa main gauche, celle qui tenait l'arc... Ses doigts étaient entourés d'un halo rouge, qui s'intensifia, jusqu'à ressembler à une flamme... On aurait dit que sa main était en feu... Dans la confusion de son esprit, elle trouva ça joli, sans vraiment comprendre d'où venait le sentiment de malaise qu'elle ressentait. Soudain, elle eut froid. Un froid de Mort... Et son corps s'embrasa...
Une flamme rouge l’entoura, éclairant vivement le reste de la bibliothèque d’une lumière sanguinolente. Le feu magique brûlait sa chair, détruisait ses muscles, réduisait sa vie à néant. La douleur était trop forte, trop intense même pour que la jeune fille puisse encore la ressentir. Elle n’était pas morte, pas encore… Elle vit Fey se pencher sur elle, le regard méprisant… Et ce fut la dernière image qui s’imposa devant ses yeux avant qu’ils ne se referment à jamais.
Il pesta :
« Ah, l'emmerdeuse ! Cette chiure de chacal a salopé mon repas ! Parce qu'elle n'a pas voulu crever gentiment étranglée, au moins la moitié de son sang est foutu ! Mais il en reste encore assez de frais. Plus le temps de faire ça dans les règles de la gastronomie, je passe au Drive-in. »
Il ouvrit la bouche en grand au-dessus du corps carbonisé d'Anya sur lequel des morceaux de cuir s’étaient fondu dans la peau et, alors qu'il aspirait de toutes ses forces, une cascade de feu à l'aspect sanguin se précipita dans la bouche de Fey. Quelques secondes plus tard, Anya ressemblait à une momie, et la peau de Fey était d'un rose intense, et il avait l'air d'avoir retrouvé toute sa vivacité. Puis il se tourna vers Querdal, dans les yeux duquel brûlaient les flammes de la colère.
« Fuyons, Querdal ! assena Kalito en aidant Awilan à marcher vers la sortie. Nous ne pouvons rien contre lui, tu le vois bien ! Te battre contre lui ne nous amènera qu'un mort de plus !
– Si tu veux fuir, Kalito, libre à toi ! Mais j'ai encore des mots doux à dire à cet enfant de putain... »
Fey ricana, goguenard, alors que Kalito et Awilan sortaient de la bibliothèque à grand pas :
« Mais je t'attends, mon bon ! Viens donc me montrer tes tours de magicien d'opérette ! J'écris aujourd'hui la fin de l'histoire du bouseux le plus téméraire qu'il m'ait été donné de connaître ! »
Fey plaça ses deux mains l'une sur l'autre devant lui comme pour faire un massage cardiaque, et une petite boule de feu se forma dans l'arc d'énergie ainsi créé. La boule grandit tout en tournant sur elle-même jusqu'à faire plus de trente centimètres de diamètre.
« Meurs ! »
Par une impulsion dans les bras, il projeta la sphère incandescente sur Querdal, immobile, qui attendait l'attaque.
{Tss tss tss... Tu n'as même pas cherché à te protéger... C'est du suicide ?}
{J'appellerai plutôt ça une obligation à te faire agir.}
{Il a su érafler profondément Vérité de son rayon noir, sa puissance ne fait aucun doute. L'Avatar pourra éffectivement s'avérer nécessaire. Hé bien puisqu'il doit en être ainsi... Je n'aime pas beaucoup cette façon de procéder, mais enfin...}

Querdal plaça ses mains dans la même position que celles de Fey, et amortit la boule de feu.
« Mais... Mais comment ?! fit Fey, interloqué.
– Anya t'a dit il y a un instant de te mesurer à ceux de ta taille. Qu'en dis-tu ? »
Querdal referma ses mains sur la boule de feu pour l'étouffer. Ses mains... Elles avaient un aspect étrange : ectoplasmique. D'une couleur bleutée, translucide, ce qu'on voyait à travers la peau n'avait rien des muscles et des os humains : ses mains étaient remplies d'une sorte de brume épaisse et tournoyante. Cet aspect étrange gagna petit à petit ses bras, ses épaules, son torse, puis tout son corps. Ses vêtements disparaissaient au fur et à mesure de la transformation. Quand il ne resta de lui qu'un humanoïde à la peau lisse et bleue, ce fut comme si quelqu'un avait gratté une allumette dans le gaz : tout le corps du guerrier s'embrasa brusquement. Querdal ramassa Vérité tombée à son côté et, la tenant à deux mains, planta son regard — ses yeux n'étaient plus que deux billes enflammées -- dans celui de Fey :
« Viens jouer...
– Mais... Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
– L'Avatar du Titan, le pouvoir d'Esmar, Ange Majeur de la Destruction ! Vois pourquoi on m'apelle Querdal, the Burning Sky-Warrior !
– Pacotille » jugea Fey avec un sourire en coin.
Les deux corps humains investis de puissances métaphysiques se jetèrent l'un contre l'autre, prêts à déchaîner les éléments. Chaque coup était décuplé par le pouvoir du feu que détenaient les deux protagonistes. Dans de grandes gerbes de flammes qui firent s'embraser les livres éparpillés alentours, la hache s'abattait contre les armes que Fey créait à volonté grâce au pouvoir de l'Inconnu : de l'épée à la masse, en passant par le cimeterre et la lance, il en changeait presque à chaque coup. Aucun ne semblait faiblir, la rage régnait dans le cœur de l'un comme elle se déchaînait dans le vide sidéral de l'autre.
Croyant prendre ainsi un avantage sur Querdal, Fey décida de gagner en taille, et grandit subitement jusqu'à mesurer quatre mètres de haut. Querdal rit de la naïveté du démon de feu, et puisa à son tour dans la force d'Esmar pour grandir à la même taille (Vérité, car elle avait été forgée par Esmar, grandit également). Etonné, Fey voulu connaître les limites de son adversaire, et grandit encore, suivit par son adversaire. Ils furent bientôt si grands qu'un coup de Querdal atteignit le plafond haut perché de la bibliothèque en flammes, et une partie du bâtiment s'écroula. Fey ria et lança :
« Allons-y, soyons jeunes, soyons cons ! »
Il tournoya sur lui-même en déployant les bras, et tous les murs de la bibliothèque se disloquèrent et furent projetés au loin, de même que Querdal qui s'écrasa contre l'un des murs d'enceinte.
« Ah ah ah ah ah ah, c'est MARRANT, hein, les gosses ?? »
Querdal, affalé parmi les ruines, se releva tant bien que mal, puis chargea sur Fey tout en se faisant grandir à nouveau. C'est en mesurant le double de la taille de Fey qu'il lui tomba dessus. Terrassé, le démon de feu Arkan se retrouva dos à terre, le pied de Querdal sur la poitrine et la lame de Vérité sous la gorge. Loin d'avoir dit son dernier mot, il balaya l'autre jambe de Querdal d'un coup de pied, et en profita pour se relever et se mettre à la bonne taille pour se confronter à nouveau à Querdal. Tous deux avaient maintenant leur tête qui dépassait du niveau des nuages. Fey décocha une gerbe de flammes que Querdal para du plat de sa lame, avant d'envoyer celle-ci dans les côtes de son vis-à-vis, qui para également. Le combat repris de plus belle, et aucun des deux adversaires ne prenait le dessus. A un moment, ils s'écartèrent l'un de l’autre pour reprendre leur souffle.
« Tu as toujours été plus petit qu'Arkan, dit Fey, ne perdant pas un instant pour railler son adversaire. Ca te rend tout chose de pouvoir maintenant prétendre à la même taille ? L'air est plutôt frais à cette altitude, tu ne vas pas t'enrhumer au moins ? »
Querdal le laissait parler. Dissimulée derrière lui, il chargeait Vérité de toute l'énergie dont il était capable. Fey, voyant dans son immobilisme un moment de faiblesse prolongé, cru pouvoir profiter de l'occasion pour porter un coup décisif. Sûr de lui, il enjamba une colline sur laquelle un bûcheron se demandait pourquoi les éclaircies laissaient place aux nuages sombres avec un tel rythme, et chargea Querdal, armé d'une hallebarde forgée de flammes. Querdal, qui avait prévu l'assaut, esquiva la charge et, tandis que Fey le dépassait par la droite, lui assena un revers de sa hache dans la nuque. La lame de Vérité était nimbée d'une énergie bleue parcourue d'éclairs électriques. Le tranchant s'enfonça dans la chair avec une facilité étonnante. Bien que le corps d'Arkan fut protégé par la magie de Fey, une fois que celle-ci était mise en échec, il ne restait plus que l'homme mortel et fragile. De plus, ce corps n'avait pas été conçu pour être déformé et aggrandi de la sorte. Fey avait du modifier la structure même du corps du guerrier pour manipuler sa chair, et elle ne s'en était pas sortie indemne : sous la peau distendue à l'extrême, Vérité ne rencontra qu'un vide sidéral dont la cohésion était difficilement maintenue par Fey.
Sitôt que l'armure magique fut brisée et la plaie ouverte, le corps d'emprunt de Fey se disloqua de façon anarchique comme un château de cartes. Les membres qui jonchèrent bientôt le sol se fondirent dans la terre dans les environs d'Ardhonmeth, gorgée de sang. Ne restait du démon qu'un nuage de brume rouge aux reflets d'un noir purement maléfique, vestige de l'âme de Fey, qui tentait de retenir ses volutes fuyantes. La véritable voix de Fey, stridante et profondément malsaine, traversa l'esprit de Querdal :
{Ah ah ah! Pauvre humain naïf ! Je te pensais plus malin que ça ! Crois-tu que détruire ce corps d'emprunt me détruira par la même occasion ? Apprends que je suis immortel, pauvre idiot ! Ta vanité te coûtera ton corps !}
A ce moment, l'âme de Fey se concentra en une aiguille de fumée, et fusa en direction du guerrier pour son corps sien.
Mais à ce moment, un éclair noir arrêta Fey dans son élan, l'entourant d'un halo d'un noir bleuté et l'obligant à prendre une forme sphérique.
Le sort venait du sol, et bientôt Kalito, minuscule en regard de la taille de Querdal, apparut aux deux belligérants, volant dans leur direction avec une lueur haineuse dans son regard azur. Il battait de ses vastes ailes de corbeau avec une grâce angélique.
Fey, emprisonné, enrageait :
"Raaah, piaf de malheur ! J'aurais dû te cramer les ailes quand j'en avais l'occasion!
- Ta vanité aura toujours été ton défaut majeur, Fey. Aujourd'hui, pour la première fois, tu n'es plus en position de faire le beau. Il aura suffit d'une fois."
Ce disant, le nécromancien ailé tendit ses mains en avant et éffleura la sphère sombre comme on éffleure le ventre d'une femme enceinte ; il commença à chanter ce qui semblait être une incantation. La voix mentale de Kalito retentit dans l'esprit de Querdal, se mêlant à sa voix physique qui prononçait l'incantation :
{Querdal, nous devons à tout prix mettre fin aux jours de ce démon ! Quand ma litanie sera terminée, l'âme de Fey se sera matérialisée. À ce moment, attaque-la avec toute ta puissance, car je ne pourai la garder dans cet état très longtemps : il nous faut briser son âme !}
Le nécromancien faisait visiblement de grands efforts pour matérialiser l'ame de Fey. Penché en avant, les muscles des bras tendus, le sang batant à ses tempes, sa voix s'échappant de ses dents serrées pour ne pas interrompre l'incantation, ses ailes battant d'un mouvement saccadé...
Querdal reserra sa prise sur Vérité et, à nouveau, y fit passer toute l'énergie de son corps. Le coup de grâce infligé au corps d'Arkan possedé l'avait déjà extenué, il était à bout de forces. Il n'y avait pas encore assez d'énergie dans le métal, il risquait de se briser en rencontrant le joyau rouge, et tout serait alors perdu.
Quand il eût fini son chant, Kalito retira ses mains et se projeta en arrière. Comme prévu, l'âme de fey était gelée, et s'était changée en un joyau rouge aux reflets noirs de la taille du crâne de Querdal à ce moment là. Elle voltigeait dans l'air, tournant lentement sur elle-même. Elle semblait si inoffensive, si belle...
Kalito, maintenant à dix mètres du joyau, avait les bras tendu vers lui et semblait lutter atrocement pour maintenir le flux d'énergie qui emprisonnait Fey.
"Querdal, maintenant !"
Querdal leva son arme et, dans un hurlement qui l'aida à puiser dans ses dernières réserves d'énergie, il assena sur le prisme sanglant un coup titanesque.
L'âme cristalisée se brisa dans le sens de la hauteur, et se sépara en deux moitiés distinctes. Un cri inhumain, strident, gigantesque et entêtant fit trembler la voûte celeste où les étoiles apparaissaient une à une alors que le soleil se retirait dans ses quartiers du Ponant. Le joyau brisé se disloqua lentement, les éclats tombant un à un jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une nuée de fragments rouges aux reflets noirs, immobiles dans l'air du soir soudainement calme. Puis, comme mus par un même signal, chaque fragment fila dans une direction du ciel différente. Chacun s'en allait pour un monde différent, où il deviendrait une amulette maléfique d'une puissance effroyable.
Querdal sourit :
"Oui, il aura suffit d'une fois..."
Exténué, il se traîna jusqu'à l'entrée d'Ardhonmeth où il s'écroula dans un état de semi-conscience, arrachant au passage quelques pins innocents. Tandis qu'il reprenait progressivement une taille normale, Esmar lui susurrait à l'oreille pour la énième fois :
{Tu vois ce qu'est le Pouvoir de la Destruction... Ne voudrais-tu pas en profiter quand bon te semble ?}
Alean, Awilan et Kalito, redescendu sur la terre ferme, arrivèrent alors aux côtés de Querdal, qui avait repris une taille et une couleur de peau humaine, ainsi que ses vêtements. Il serrait encore Vérité dans sa main droite. Kalito, intrigué, se pencha vers le sol et ramassa une pierre étrange. C'était le fragment qui devait rester dans le monde d'Eilogiar, et ce serait lui qui le conserverait désormais, pour éviter qu'il ne tombe en de mauvaises mains.


:!: Fin du post super-long, constatée par huissier : vous pouvez souffler :) :!:
Dernière édition par Querdal le mer. oct. 04, 2006 4:13 pm, édité 1 fois.
Il n'y a qu'un âne qui s'appelle Querdal.
Eilraet
Chapelier de l'apocalypse
Messages : 7925
Inscription : dim. mars 26, 2006 4:07 pm

Messagepar Eilraet » lun. sept. 18, 2006 10:06 pm

C'est malin après un post de bourrin (long intéressant et bien écrit) comme ça forcément ça bloque le forum, plus personne ne veut passer après toi, essaye d'être mauvais pour changer ça pourrait être pratique ;-). Tu vois moi quand je relis mes posts (je me suis retapé les 6 premières pages) ben au moins je comprend rien ...

Eilraet se réveilla sentant qu'il était en très mauvais état.
Le tavernier leva la tête pour remarquer qu'il était plus seul qu'il ne pensait cela possible en période de guerre, même les bâtiments jonchaient le sol ou s'entassaient les cadavres de toutes races. Le lycan voulu se mettre debout mais tout ce qu'il parvint à faire c'est heurter le sol de son nez, ses bras n'ayant plus aucune force. Grognant de douleur il voulu se mettre sur le dos pour mieux voir le paysage qui l'entourait et pouvoir s'asseoir mais ses jambes refusèrent totalement de bouger, pire, il ne les sentait plus. Affalé sur le sol, le menton contre la pierre froide et dure Eilraet commença à bouger douloureusement et avec milles et unes précautions ses deux bras meurtris pour faire circuler le sang dans ceux ci. Après quelques minutes durant lesquelles il se sentit particulièrement ridicule il put s'appuyer sur ses bras pour se relever un peu et ainsi regarder ce qu'étaient devenus ses membres inférieurs.
Sa jambe était emprisonnée dans un énorme morceau de glace. Ne comprenant pas d'où celui ci venait le voleur de songes tourna la tête sur sa gauche pour apercevoir Keela et Rosslaew tout deux étendus par terre, bien qu'ils ne présentaient aucune trace de blessure. Eilraet ne tarda pas à comprendre qu'ils avaient uni leur magie pour créer ce bouclier de glace, malheureusement pour Eilraet ses jambes c'étaient trouvées là où il ne fallait pas.
Le tavernier utilisa le peu de magie qu'il connaissait pour accélérer un peu la fonte de la glace, mais il savait que cela prendrait tout de même un certain temps, il ne lui restait plus qu'a attendre, gaspiller son énergie ne le mènerait qu'a se retrouver dans le même état que l'elfe et la lycane. Il tenta de trouver une position plus confortable mais avec ses deux jambes entravés qui le contraignaient à rester sur le ventre c'était peine perdue. Il posa un instant sa tête sur ses bras mais se rappela qu'il devait laisser circuler le sang et dû se contraindre à utiliser le sol pour tout oreiller.
Il tenta une seconde fois de déplacer son pieds mais cette fois ci il sentit une profonde douleur se propager dans tous ses nerfs, mais quelque chose dans sa gorge, en plus de sa position l'empêcha de crier, il était aphone. Fortement gêné par le méconfort qu'offrait une entrave de glace il commença à se poser des questions. Qu'était il arrivé à la cité dans laquelle il était arrivé avec l'impression d'être un sauveur ? Est ce que les enfants qui s'étaient réfugiés dans le temple d'où il sortait allaient bien ? Et pourquoi la mort de Morphée l'avait elle tant affecté ? Non pas qu'Eilraet n'appréciait pas le vieil homme mais son incapacité à rêver l'avait obligé à refouler ses sentiments pour ne pas se faire submerger, est ce qu'il avait perdu cette faculté en regagnant la possibilité de rêver ? Et puis à quoi pouvait bien servir le caillou que Morphée avait fait chercher à Awilan ? Et où se trouvait il maintenant d'ailleurs ? Probablement sous les décombres, dans la poche du soldat qui avait été l'intermédiaire entre le monde réel et le monde des rêves d'où Morphée parlait.
Eilraet resta allongé dans cette position très inconfortable pendant au moins une heure, se dressant sur ses bras de temps en temps pour éviter que son visage ne garde la marque de la pierre, et pour vérifier ce qui évoluait dans son entourage, mais ses pieds étaient toujours entravés et Rosslaew et Keela ne se réveillaient toujours pas, heureusement le lycan voyait le mouvement régulier de leur respiration. Il tenta à nouveau de crier pour appeler à l'aide mais ça voix était toujours absente et les quelques silhouettes qui passaient au loin ne prêtaient pas attention à eux, étendus au milieu des cadavres. Que c'était il passé ? Qui avait remporté la victoire ? Est ce que les autres étaient encore en vie ? Est ce qu'Arkan, son ami de longue date avait finit par trouver les livres qu'il cherchait ? Et Kalito qu'était il advenu de lui ? Et le pauvre Ender qui était déjà en si mauvais état ? Et Alean, Anya, Awilan, Gorgorbé et Querdal ? Eilraet ne savait même plus si Turquoise les avait suivis et il espérait que non. Les seuls dont Eilraet était sûr étaient Rosslaew et Keela, et d'ailleurs il se dit qu'il serait bien que celle ci abandonne l'idée de tuer l'elfe, entre autre à cause de la défaite de Lilith, mais également parce que l'elfe était le nouveau dirigeant d'Ardhonmeth d'après Morphée, la ville allait avoir besoin de lui pour se reconstruire, quel que soit le cataclysme qui l'ai détruite.
Il entendit un lourd craquement derrière lui et en se retournant il pu apercevoir que la glace se fissurait, il tira de toutes ses forces à l'aide de tous ses muscles qui n'étaient pas engourdis et un bloc de glace se détacha libérant sa jambe droite. Eilraet hurla intérieurement, non pas de douleur mais à cause du froid, il utilisa un sort pour masquer la sensation désagréable et dégagea son autre jambe.
Il parvint à se retourner et, tant bien que mal, à s'asseoir et commença à frotter énergiquement ses membres paralysés par le froid.
Un gémissement se fit entendre sur sa droite et Eilraet tourna la tête pour voir que Rosslaew revenait à lui, il tenta de lui parler mais c'était peine perdue sans sa voix. L'elfe mis quelque seconde avant de retrouver tous ses esprits et de se diriger vers le voleur de rêves empoté par la situation.
« Oh lala je suis désolé, on a vraiment pas eu le temps de viser, il y a eu une sorte de tempête de feu qui s'est déclenchée dans toute la ville, on n'a pas pris le temps de réfléchir »
Rosslaew jetta un regard circulaire aux alentours, se mordant les lèvres.
« Au moins tu es en vie »
Des larmes coulaient sur ses joues, traçant des courbes le long de son visage fin pour finir sur le bloc de glace et y geler. Eilraet aurait pu, à force de murmure expliquer à Rosslaew qui était son vrai père mais le temps n'était vraiment pas venu.
Keela ne tarda pas à se réveiller et quand ils furent tous en état de le faire, ils parcoururent les ruines de la cité d'Ardhonmeth, qui était désormais principalement peuplée d'Orphelins.

Je laisse ouvert pour compléments mais l'épisode Ardhonmeth est désormais terminé
perl -E 'say s/(.*r).*\K/, \l$1.\n/r, ${["Take one down and pass it around. ", "Go to the store and buy some more. "]}[/N/], $::b{$_} // $a, "\n" for reverse sort { $a <=> $b } keys %{ { %::b = map { ($a, $b) = ($_, $a) } map { join "", "$_ bottle", "s" x !/^1$/, " of beer on the wall" } "No more", 1..99 } };'
Arkan
Chante en Mogwai
Messages : 829
Inscription : jeu. avr. 06, 2006 12:46 pm

Messagepar Arkan » mar. sept. 19, 2006 8:10 pm

Il ouvrit lentement les yeux, et dû attendre que ceux-cis s'habituent à la pénombre ambiante pour pouvoir distinguer la salle où il se trouvait. Il se leva doucement, et remarqua qu'il était nu comme un ver. Tant pis.
Ses yeux s'étant habitués aux ténebres, il repéra la lourde porte en bois massif, et la passa, peu enclin à rester en compagnie des cadavres exsangus qui reposaient sur le sol froid de la salle. Tout comme sa pièce d' "Arrivée", il reconnu les couloirs dans lesquels il marchait, en se dirigant vers la sortie: ces murs noirs d'une architecture si particulière, ces vitraux colorés teintants la lumière du soleil qui y filtrait... Même l'air ambiant lui semblait plus plaisant...

Il sortit enfin du manoir, et posa son regard vert sur les plaines vertes constellées de fleurs rouge sang s'étandants à perte de vue. K-Dar. Il ne savait pas pourquoi il était réapparu ici, ni qui étaient ces morts dans sa salle de retour. Peu importait.

Son plan avait fonctionné, la résurection de Kalito ne lui avait au final pas coûté la vie, mais un second bannissement qu'il s'était efforcé de diriger vers Masara, son monde Originel. Il était mort en Veneha, pour renaître en Masara. Le seul élément triste était justement que ses compagnons le croyaient bel et bien mort... Et en quelque sorte, pour eux, il l'était. Mais celà n'importait plus, car il était revenu.
Le Guerrier blanc avait retrouvé son monde. Masara acceuillait de nouveau en son sein son enfant.

Arkan était de retour chez lui, et sa destinée l'attendait.

Revenir vers « Souvenirs de taverne »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité