Journal des rêves !

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L'alouette
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Journal des rêves !

Messagepar L'alouette » jeu. avr. 06, 2006 5:01 pm

Que diriez vous qu'on écrive ici tout nos rêves les plus farfelus, étranges, énigmatiques, drôles qu'on ait pu faire au détour d'une nuit...


Ca fait un petit moment que je souhaite faire un journal des rêves, surtout qu'ils vont bon train ces derniers temps, et puis, pourquoi ne pas en faire un commun !

On peut essayer de s'entre analyser aussi...


__________________________

Je commence par celui de cette nuit, assez drôle :


J'étais avec ma mère dans une sorte de camp de vacances en foret, mais une foret americaine (Comme celle avec le mont où 4 presidents sont representés).
Tres bel endroit, mais on sait qu'il se trame quelque chose de bizarre dans le coin.
En fait, on pense qu'il y a de grands dieux qui s'y promènent. On décide donc de les chercher, et puis il y en a un, qui meurt ou disparait. L'autre s'enfuit. On ne le voit pas, mais on sait qu'il est là, alors on le poursuit.
Vision d'un dos...
On continu à le poursuivre, et lui part comme un courant d'air. On court dans la fôret. Ce qui est étrange, puisque le dieu est gigantesque, et pourtant on a l'impression de voir son cou.
Il est au alentours de 17 - 18 heures. Et puis là, hop, plus rien.
Il a pris son envol, et il est impossible de le poursuivre. Ma mère est frustré car elle l'a touché.
Mais le truc est que lorsqu'il s'est envolé, il a laissé une enorme empreinte dans le sol, aux racines apparentes de vieils arbres.
Ma mère et moi sommes incoryablement heureux ! On a prouvé l'existence de Dieux, qui se balladent dans une forêt americaine. Et il nous vient à l'idée de gratter l'empreinte du Dieu sur le sol, pour avoir une preuve.
Et là, on décide de faire une omelette ! (Oui, je sais...etrange...)
En fait, on a utilisé chaque morceau de l'empreinte laissée par le dieu pour faire cette omelette (Comme les racines étaient apparentes, il y avait peut etre des champignons, c'est pour ca...).
truc encor plus curieux, l'omelette fait la taille d'une assiette, et l'empreinte celle d'un cratère !
Cependant, ma mère m'affirme qu'elle a utilisé tous les elements de l'empreinte.
Je la mange, rien. Je lui fais part de ma deception, je continu a manger dans l'espoir d'un autre gout qu'une simple omellette, pour prouver l'existence du Dieu. Quand enfin, dernière bouchée, ca pique !
En parallèle une emission de TV suit notre affaire, et suit la moindre bouchée d'omelette.
Quand je dis à ma mère que l'omelette avait donc un gout en particulier (Le gout de Dieu ?), elle me dit "ca y est", la revelation. J'entends le scoop "Une mere et son fils ont prouvé l'existence de Dieux dans l'Alabama" (Pourquoi l'Alabama ? Est ce là qu'il y a le mont aux presidents ? Parce qu'en fait, dans cette forée il y avait des ours...(Au passage c'est où l'Alabama ?)).

Et puis voilà, je me reveille juste apres avoir finit l'omelette.
Rosslaew
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Messagepar Rosslaew » jeu. avr. 06, 2006 5:03 pm

Impressionnant, et qu'as tu mangé au petit déjeuner? ^^

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Un des seuls rêves que j'ai gardé en mémoire m'a marqué parce qu'il était en boucle.
Ça commençait, on était à la martinique en famille, et l'île était en fait une sorte de gigantesque parc d'attraction. Alors avec des amis on décide de faire une descente d'une rivière dans des grosses bouées (vous voyez lesquelles ^^).
Durant la descente, on a une crevaison, et là notre prof de sciences de l'ingénieur (qui faisait la descente de la rivière avec nous) sort son tournevis (qu'il avait évidemment sur lui) et répare la crevaison (normal avec un tournevis).
Nous terminons notre descente de la rivère, puis sur la plage nous voyans un bateau au loin, à l'avant plan du crépuscule...
Zoom sur le bateau, il y a une soirée, les gens sont en costumes et tout, et maintenant, j'y suis aussi, en roller par contre. Je fais une démonstrations de roller, j'en fais comme je n'en ai jamais fait, et n'en ferais jamais : je saute, fais des roues, des sauts perilleux (d'autant plus périlleux qu'ils sont à roller) je monte des lampadaires à la verticale (oui, il y a des lampadaires sur ce bateau), je saute de lampadaire en lampadaire, je les redescend à la verticale.....
Et en redescendant je ne suis plus sur le bateau, mais dans les rues de paris,, et j'erre seul sous la pluie...
J'erre jusqu'à trouver une plage, je la suis, et le jour se lève, et la pluie s'arrête, et je retrouve mes amis, on va descendre une rivière en bouée (vous voyez lesquelles ^^).

Et la suite vous la connaissez ^^ (je me réveille juste avant le bateau en me rendant compte que j'avais déjà fait ce rêve ^^")
Keela
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Messagepar Keela » jeu. avr. 06, 2006 5:06 pm

Dans le genre "rêve", il paraît que je suis douée... Mais attention, je les note, en rajoutant parfois des choses pour les rendre un peu plus complets... dans ceux que je vous donne, celui d'Ernest est un peu changé, histoire de remplir les trous.

Entre mes rêves tordus et les moments où je parle dans mon sommeil... allez, je vous en raconte un qu'on m'a annoncé à mon réveil :


J'étais en train de faire du camping avec deux amies. Je leur annonce :
"Allez, je vous laisse, je vais dormir !"
Puis je m'endors immédiatement... jusque là, aucun problème, sauf qu'au bout de deux minutes je commence à parler (je vous jure que je dormais) :
"Oui... oui... ouais... hum... si tu veux... oui... je... oui, je suis là pour toi... oui... moui... ok... ouais, je vais te laisser dormir..."
Mes amies se réjouissent, au bout de vingt minutes de ma conversation qui ressemble à un monologue.
Sauf que je m'exclame :
"Ouais !!! je vois bien une taille de... parce que grand c'est mieux... et... là... ouais... plus haut..."
Un court silence, puis je dis d'une voix émerveillée :
"Oh là, regardez !"
... crise cardiaque chez mes amies.

Puis, mes rêves, souvent débiles, ou des cauchears... ça dépend. En voilà un sur mon frère... et sa sexualité. C'est un dialogue entre lui et moi, je n'ai aucun souvenir des images.

-Petit frère...
-Quoi ?
-Tu n'as pas à t'en vouloir, tu sais ? On ne choisit pas là où nous porte notre coeur...
-Mais quand même... Qu'est-ce que dirait Maman ?
-Oh, elle va juste te prendre pour un imbécile.
-Oui ben justement ! J'aime pas quand elle fait ça !
-C'est pas si grave.
-Si.
-Alors tu vas lui cacher ton amour ?
-Oui, elle a pas besoin de savoir qui est ma petite amie.
-Elle n'est pas bête, elle le découvrira bien.
-Le plus tard sera le mieux.
-Non, c'est pas vrai, tu fuis, là.
-Pfft...
-Tu n'as rien à perdre, à moins qu'elle ne te demande comment vous faites, dans l'intimité, tous les deux... Allez... Fais un effort... Dis-lui que tu sors avec un hérisson...


En voilà un avec Ernest... ou Valentin... ça dépend du rêve, mais c'est exactement le même... moi, en un peu plus vieux, et en homme. A noter que toutes les personnes qui y sont se retrouvant dans la réalité... à part les élèves et Mme Duchmin :

Il est neuf heures, sur l'écran de l'ordinateur qui est face à moi. Le samed matin, il n'y a jamais personne, donc je suis en train de jouer au solitaire sur mon ordinateur, assis devant l'entrée, en enregistrant les trois-quatre livres qui se présentent à moi.
De toutes manières, dans cinq minutes environ, Alain arrive avec ses CE1. Et les CE1 d village, c'est moi qui m'en occupe : je leur lis une histoire, avec une superbe mise en scène. Ce matin, d'ailleurs, j'ai prévu une histoire de pirates. J'ai déjà un pull marin, rayé bleu et blanc. Mais je n'ai pas osé troquer mon beau jean patte d'éph contre un bas de pyjama. J'ai toujours trouvé que les pantalons de pirates ressemblaient à des pantalons de pyjama...
-Passez-moi donc ces livres, il est en train de rêver il ne vous entend pas.
Oh, douce voix à mes oreilles ! Je lève la tête de mon ordinateur, et je vois une vieille dame qui me fixe avec un air inquisiteur, pendant que Claire, à mes côtés, enregistre l'emprunt des livres que la vieille dame me tendait. Je me prends un coup de coude, avec la ferme impression que ma collègue l'a fait exprès. Une fois la dame partie, elle fait pivoter mon fauteuil pourque je sois en face d'elle, puis dit d'une voix froide :
-Il serait temps que tu arrêtes de rêvasser. C'est vexant, pour les gens, Ernest.
J'entrouvre la bouche pour me défendre, mais elle me coupe :
-Oui je sais, tu es un peu sourd sur les bords. Mais ce n'est pas une raison. Ton ami arrive.
Elle me pousse de mon fauteuil, afin que je me lève -légèrement forcé-, pour aller voir Alain. Je dois être un peu en train de rougir, après avoir été au centre de la conversation de Claire, parce que mon ami ne perd pas l'occasion de me dire :
-Tu viens de lui parler ?
-Non, je me suis fait engueuler.
-Ah, les femmes, toutes les mêmes !
Une des élèves d'Alain -Emilie-, me tend un dessin, qu'elle m'a dédicacé. En fait, c'est un protrait de moi, apparemment. Cette fille passe son temps à me faire des dessins. Cela amuse beaucoup Alain, qui me fait souvent remarquer que j'aurais plus de chances avec ses élèves qu'avec Claire. Mais je m'en fous.
-C'est très beau, Emilie. Très ressemblant, même ! On voit bien mes cheveux longs et châtains et mon bouc...
-Mais non, c'est pas vous, c'est ma Maman.
J'arque un sourcil, sous le rire d'Alain, puis m'excuse, avant d'aller dans la salle de livres pour enfants. Je récupère le livre que je leur avais préparé en venant, mets un tricorne, prends une épée en plastique, puis me mets à raconter l'histoire de Barbe Rousse...
Tout à coup, à travers la vitre qui sépare la salle où nous sommes du reste de la bibliothèque, je croise le regard de Claire, qui devait m'observer depuis un moment. Elle baisse la tête en rougissant, et je m'en retrouve tout décontenancé.
La chaise où j'ai placé mon pied droit craque, pour me placer dans une position peu honorable. Surtout que sous la surprise, je laisse tomber mon épée sur mon pied gauche. Alain éclate de rire, m'aidant à me sortir de la chaise, en commentant :
-Toujours aussi maladroit, toi. A moins que tu ne fasses ça pour te faire remarquer.
Je lui jette un regard noir, puis récupère le livre, en cherchant où je m'étais arrêté...
-Vous en étiez au moment où il coupe un bras au Manchot.
-Ah... oui.
Je détourne volontairement mon regard de là où se trouve Claire, afin de ne pas refaire un tel faux pas, pour continuer l'histoire.
Une fois le conte terminé, Alain donne du travail à ses élèves, avant de s'assoir à côté de moi.
-Je l'ai bien observée, elle n'est pas indifférente à ton charme naturel !
-Ne te moque pas de moi, j'ai été lamentable...
-Tu l'as fait rire, c'est déjà beaucoup ! Si je pouvais faire rire Bayv Sca, moi...
-Qui ça ?
-Blonde Aux Yeux Verrons, Sans Contre-Attaque. Richardine, quoi ! Je voulais mettre Scaal -Sans Contre-Attaque Au Lit-, mais c'est dur à dire.
-Ah...
-Oui. Tu lui fais quand, ta demande en mariage ? Depuis le temps que tu y réfléchis...
En réalité, je n'écoutais pas franchement mon ami. Mon attention est prise par Claire, qui est avec Mme Duchemin, une dame très vieille qui fait des recherches sur les populations durant les guerres. Je lui avais préparé un livre, en le faisant savoir à Claire, au cas où Mme Duchmin passe pendant que je suis occupé. Le recueil de lettres de la famille Papillon... Pourvu que ma collègue s'en souvienne.
-Elle a une jupe très moulante, ta copine.
Je donne un coup sur le haut de la tête d'Alain. Comment me concentrer, s'il pose mon attention sur le postérieur mis en valeur par la jupe.
-Et puis elle a un décolleté.
Je soupire... Etrange, elle vient vers nous, entre dans la salle et... se pose devant moi, en me montrant du doigt :
-Est-ce que je peux savoir où tu as rangé ton fameux recueil de lettres ?
-... dans la partie "Epistolaire"...
-Ernest ! Mais qu'est-ce que tu as dans la tête ?
-Bah... un recueil de lettres, ça ne va pas dans Epistolaire ?
-Les étiquettes ! Est-ce que tu ne t'es jamais rendu compte qu'il y avait des étiquettes sur les tranches des livres ?
Alain a une crise de fou rire, à mes côtés, pendant que je fixe la tranche que Claire m'a mis à deux centimètres du nez.
-Désolé... je pensais ça normal de placer des lettres dans Epistolaire.
-Mais ce recueil est en rapport avec la Première Guerre Mondiale. Donc tu le mets dans Histoire de France, dans la rubrique Première Guerre Mondiale, pauvre truffe !
-Mais si on fait ça, il n'y aura plus aucun livre dans Epistolaire !!!
-Pourquoi ?
-Parce que toutes les lettres ont un rapport plus ou moins fort avec l'Histoire !
-Attention, scène de ménage en direct !
-Ta gueule, Alain !
Silence. Je me lève, puis murmure :
-Pardon, je ne le referai plus.
Je vais chercher le livre, le passe à Mme Duchemin, en m'excusant, puis retourne dans la salle, que Claire a dû quitter depuis un petit moment. Les enfants sont en train de mettre leurs manteaux, et Alain me salue :
-Elle a du caractère... Bonne chance ! Quand tu l'auras fait, je te rendrai ça.
Il tend mon porte-clefs juste devant mon nez, avec un sourire sadique. Je tente de le récupèrer, mais rien à faire, il est déjà hors de portée.
-Tout à l'heure, à la fin de ton boulot, je viendrai voir si tu as le droit de rentrer chez toi. Enfin... si VOUS avez le droit !
Je soupire, face à la bêtise de mon ami, puis les regarde partir. Je sors de la salle. C'est la pause de midi, il n'y a déjà plus personne. Ou presque, puisque Claire est en train de manger à son bureau. Elle me regarde prendre mon sandwich, puis murmure :
-Quelle patate, cet Alain. Il n'a pas changé !
Je souris légèrement, à l'idée des années du lycée, puis elle sort une petite boîte noire d'un de ses tiroirs.
-J'ai trouvé ça, par terre, dans les vestiaires. Je doute que ce soit à la femme de ménage, mais on ne sait jamais... A moins que ce ne soit à toi.
Mon coeur rate un battement. C'est la bague de fiançailles. La bague que je devais lui offrir...
-C'est à moi, effectivement.
-Bien... Je te la rends, alors. Je n'ai pas regardé à l'intérieur.
Sa voix est lointaine, soudainement. Je récupère la boîte, la main tremblante. Les battements de mon coeur vont me rendre sourd, j'en suis certain.
Elle se lève, avec un air déçu qui me fend le coer. Pourtant, je ne pex pas réagir, je suis figé, là, dans mon fauteuil. Elle s'en va, puis je réussis à me lever, à l'instant où elle ouvre la porte des vestiaires :
-Claire...
-Oui ?
-Est-ce que tu veux m'épouser ?
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Messagepar Querdal » jeu. avr. 06, 2006 5:07 pm

C'est rare qu je me souvienne aussi clairement d'un rêve, alors hier matin quand je me suis réveillé, je me suis dit "ça, c'est pour la marmotte !!"

Derrière chez moi, il y a un terrain assez vaste avec dans l'angle au fond à droite un potager. A gauche de ce lopin de terre, donc au milieu du terrain, il y a une allée de dalles blanches qui fait la jonction entre le jardin et la terasse. Quand on est dans cette allée et qu'on regarde vers la maison, on peut voir à l'extrême gauche la fenêtre de ma chambre.
Mon rêve se passe tôt le matin, il fait un temps pourri, une très fine bruine accompagnée d'un vent moderé vient perturber la rosée encore toute fraîche. Je suis accroupi sur le bord de l'allée, face au jardin, et je regarde pousser les tomates (vous remarquerez que c'est pas du tout la saison, donc mon rêve est anachronique; de plus, il y a encore un arbre qui a été coupé voilà deux ans malgré que je m'y sois opposé, ce qui explique peut-être sa présence ici). Puis je me lève, et je marche vers la maison quand soudain, je vois la fenêtre de ma chambre s'ouvrir. Il fait trop sombre à l'intérieur pour que je puisse distinguer quoi que ce soit, mais bientôt un énorme canon de fusil sort de la fenêtre, il est tellement gros que son diamètre passe à peine l'encadrement. Le canon de fusil avance de plusieurs mètres, toujours bien droit, puis parvenu à l'endroit où on peut le plier pour charger les cartouches, il se plie dans ma direction (je suis pas du tout certain d'être clair, là...), et moi comme un couillon je regarde ce gigantesque tube métallique empli d'une obscurité insondable, jusqu'au moment où je réalise que je suis peut-être bien la cible ; alors je me retourne vers le côté droit de la maison, celui où elle n'est pas mitoyenne et où je peux rejoindre la rue pour m'enfuir. Et je cours, je cours comme un deraté dans l'herbe detrempée, je glisse et manque me casser la gueule dans la boue plusieurs fois, mais je continue de courir le plus vite posible. J'arrive sur le devant de la maison, me tourne vers le haut de la rue et cours encore, sans me retourner (par là c'est la fin du patelin, le château d'eau et plus loin, la forêt), et sans tilter que le canon de fusil ne m'a certainement pas suivi.
Mais à mesure que je cours, les maisons des deux côtés de la rue se transforment en une jungle aux couleurs psychédeliques, et moi je cours dans une sorte de sentier creusé dans la végétation. Bientôt, me voilà rendu à l'orée d'une clairière parfaitement ronde, d'où partent trois autres sentiers come le miens, et ces quatre chemins forment une croix perpendiculaire.
Et là, paf je vois la clairière et ses issues du dessus, avec une vue très large. Peu à peu, cette image se vrille, se transforme en spirale et est toute aspirée en son centre. C'est là que ça se finit, ou bien j'ai oublié la suite.

Vous en pensez quoi... ? :|
Petite Srécision : ce n'était pas un cauchemar, hein... Il n'y avait rien de particulièrement désagréable là-dedans, c'était juste très étrange.
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Querdal » sam. janv. 19, 2008 1:46 pm

C'est l'histoire d'un mec (je crois que c'est moi) qui vit avec sa famille dans une vieille maison assez délabrée qui ressemble pas mal à la mienne au niveau de la disposition des pièces, mais pas du tout sur le reste : elle respirait la misère cette baraque. Je sais plus si il avait déjà des enfants ou pas à ce moment, toujours est-il qu'il vivait avec sa femme, un peu plus jeune que lui, et ils avaient du mal à joindre les deux bouts. Criblés de dettes, il étaient harcelés par un usurier qui voulait qu'ils vendent la maison. Eux ne voulaient pas, et cherchaient en vain une solution à leur problème. Un jour, une femme travaillant pour l'usurier est venue à la maison (pour cette scène, il est indéniable que j'ai été énormément influencé par l'excellente série de BD Horologiom, si vous connaissez), une dispute assez violente a lieu à la cuisine entre la visiteuse et la femme du couple endetté. Celle-ci essaye de mettre l'autre dehors, toutes deux s'énervent, et dans un geste fou un couteau est empoigné, le sang coule (l'image du couteau est forte). La femme endettée git dans son sang à côté de la table. L'homme est fou de colère, je ne sais plus ce qu'il fait, s'il perfore la meurtière à son tour, s'il l'étrangle, s'il la laisse partir... Toujours est-il qu'il fuit en sautant par la fenêtre de la cuisine. Sous cette fenêtre il y a un puits ; il plonge directement dans le puits.
Ecran noir
Un instant plus tard, je vois des images sombres, des gestes lourds, des bulles qui volettent alentour... Le mec nage le plus profond possible, pour rejoindre les galeries souterraines (euh... je crois). Il finit par crever la surface d'un lac souterrain éclairé par un rai de lumière tombant d'un trou dans le plafond, dans une scène fantastique où il fait exploser la surface de l'eau avec une puissance phénoménale, dans un hurlement de rage, de déséspoir. Il rejoint la rive de pierre, et se blottit dans ses fringues loqueteuses et trempées. Il tombe malade, il a faim, il croit qu'il va crever là. Mais il finit par se ressaisir, il se bat pour survivre, il pèche à mains nues, façon Gollum, pendant des années. J'ai une image de lui allongé dans une barque (qu'est-ce qu'elle fout là ?), la tête et le bras dépassant de l'embarcation, immobile. Il scrute l'eau. Il voit passer un espèce de grand thon blanc qui a l'air d'un cadavre, et sa main part comme un harpon, saisit le poisson pour le tuer instantanément, puis lui arracher la chair à pleines dents.
Pendant ce temps, il guête par un soupirail les allées et venues dans la rue où il avait vécu jadis. De temps à autres, l'usurier se pointe pour harceler les occupants de la maison (occupée par une nouvelle famille, ou par ses propres enfants qui se débrouillent seuls, je sais pas trop...) Une fois, il vient en char d'assaut aux couleurs du Far West (ocre, orange et jaune poussiéreux, tout ça...), et c'est ce jour-là que notre homme choisit pour agir. Il sort de sa cachette, bondit sur le gros salopard (Physiquement, il me fait un peu penser au personnage du Caïd dans le dessin animé de Spiderman), et l'égorge avec une espèce de serpe qui traînait par là. Il a eu sa vengeance, il a pu rien à foutre du reste... Pas même de ses gosses. Eux (trois garçons) ont vu la scène, ils étaient sur le pas de la porte. Ils n'avaient pas vu leur père depuis des années, voilà qu'il réaparaît et qu'il tue un homme sous leurs yeux. La police débarque et menotte l'homme sans qu'il n'oppose la moindre résistance. Ils l'embarquent pour le mettre en prison, et alors il disparaît complétement de l'intrigue.
On attend d'une minute à l'autre les assistantes sociales qui vont venir prendre en charge les enfants pour les disperser dans des orphelinats, et leur faire passer des tests psychologiques pour savoir s'ils n'ont pas été traumatisés par ce qu'ils ont vu (ça se trouve ils ont aussi vu la mort de leur mère). Au moment où les assistantes sociales arrivent en voiture devant la maison, l'aîné des trois garçons dit à ses frères :
"Ils ne nous sépareront pas. Fuyons par là d'où vient notre père."
Et ils sautent dans le trou d'où est sorti leur père voilà quelques minutes. Ils fuient le plus loin possible dans les galeries, tandis que les assistantes sociales essayent de les rappeler en leur promettant des bonbons.
Les enfants retrouvent la barque de leur père, l'endroit où il vivait. Ils étendent le campement, trouvent divers matériaux pour faire un feu, etc... Ils jouent les Robinsons spéléologues, et vivent finalement beaucoup mieux que leur père avant eux. Surtout, ils se sentent moins seuls, ils peuvent se parler et s'entraider. Ils mènent leur vie souterraine assez longtemps, avant que n'arrivent les problèmes. En très peu de temps, deux nouveaux arrivants mettent le pieds dans ces grottes, lacs et rivières qu'ils étaient jusqu'alors les seuls à parcourir : des hommes, des explorateurs, des aventuriers, des chercheurs d'or... et des crocodiles. La fin du "film" est très sombre, pleines de larmes, de cris, d'incendies sur les berges tandis que l'aîné pagaye à l'avant de la barque, lentement. A l'arrière, le cadet s'occupe du benjamin qui est tombé malade, une espèce de moustique tropical lui a donné une fièvre inquiètante. Ils sont blessés, soucieux, alertes. Ce ne sont plus des enfants, mais ils voudraient se battre pour regagner la main sur leur territoire, l'endroit qu'ils considéraient comme chez eux. Mais ils ne peuvent plus rien faire, le monde a déversé sa merde sur leur petit coin de bonheur mélancolique.
Après cela, ce sont des images mouvantes, passagères, de quelques secondes, entrecoupés de fondus noirs. Un flanc de crocodile passe à droite de la caméra : il flotte dans une eau rougie par le sang, et dans le cuir de son flanc est gravé le mot "DUNDEE", ça saigne abondament. Je crois qu'il est mort.
Je vois une barque transportant des hommes, dont un est assis en chien de fusil à la proue, scrutant l'obscurité devant lui. Il a un chapeau de chasseur américain (je sais pas comment ça s'appelle) sur la tête. Un croco surgit à sa droite et lui mort le bras pour le faire tomber dans l'eau. Le mec hurle, son bras se détache de son corps. Ce croco en particulier est bizarre, on dirait un de ces énormes ballons de baudruche qu'on vend aux enfants à la mer ou à la piscine...
Les trois garçons sont blottis les uns contre les autres sur une berge, il n'y a plus de feu, tout semble calme, c'est la nuit. Il semble que les deux autres aient aussi choppé la maladie du petit, même s'ils ne vont pas encore aussi mal que lui. Ils n'en ont sans doute plus pour très longtemps.
La dernière image est celle du père, assis sur la planche qui lui sert de lit, dans sa cellule sombre. Le crâne rasé, en uniforme de prisonnier, il courbe le dos en avant et regarde ses pieds ; ses coudes sont en appui sur ses genoux et ses mains sont jointes.
J'ai même droit à une seconde de générique, eh...

~~~~
Comme vous vous en doutez, ce rêve avait la forme d'un film, et donc mon rêve consistait en une confortable séance de Home Cinema. Je me suis révéillé plusieurs fois dans la nuit à cause du chauffage mal reglé, en me disant à chaque fois "Wawh, hallucinant le rêve que je suis en train de faire oO Faudra que je le note" (Evidemment, j'aurais pas pu penser plutôt à aller remonter le chauffage... :roll:)
@vous... !
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Eilraet » sam. janv. 19, 2008 2:18 pm

Ce que j'aime bien dans ton rêve c'est la relative continuité, on passe du probable à l'étonnant à l'impossible avec une certaine douceur, y a des liaisons entre les différents passages. Moi généralement y a un tel changement entre les trois phases que le seul point commun c'est moi, sinon les personnages changent et le décor également, de façon assez radicale. Il me semble avoir parlé du dernier rêve dont je me souvienne à la MNY, faudra que je le laisse ici, la plupart de la marmotte a du y passer :D

Sinon le fait que ça soit cinématographique comme rêve ça se révèle par quoi ? Troisième personne / bandes noires / etc ?
J'ai bien ce coté extérieur au rêve moi aussi (troisième personne) qui a le don de se révéler très frustrant parce que le moi du rêve "connait" tout du rêve (même si finalement il n'en a pas plus en tête que moi, mais il "sait" un point c'est tout) alors que moi je ne sais pas, mais qu'étant donné que cet autre moi sait je peux pas me poser de questions ...
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Querdal » sam. janv. 19, 2008 2:28 pm

Je pige querdal à ton troisième paragraphe.

Justement, ce rêve était étonannt par sa continuité, et l'enchaînement des idées. :) Bien souvent le début du rêve n'a absolument rien à voir (en premier niveau de lecture) avec la fin, et c'est assez dificile de retracer le cheminement. Là ce qui m'a donné cette impression cinématographique, c'est d'abord cette intrigue qui se construit, de façon un peu improbable certes mais ya quand même une intrigue. Puis le fait que j'avais l'impression d'être très extérieur à l'action, même si je m'identifiais au personnage du père (il semblait être le perso principal de la première partie du film). Puis le côté très mis en scène de certaines situations, comme le retour fulgurant à la surface, au début (c'était impressionant ça... Très théâtral), et des inspirations que j'ai du mal à identifier. Par exemple la fin, j'ai la forte impression qu'elle est liée à des films que j'aie pu voir sur l'histoire de la Louisiane, sansque je puisse mettre le doigt sur un. Les milices de chasseurs qui faisaient des battues au milieu des marais en flammes, et qui se faisaient attaquer par des crocodiles mal truqués... Puis l'image d'avant-fin, avec les enfants malades endormis, blottis les uns contre les autres sur une plage froide et sombre... Ca vous dit rien ? Je pense fortement à Des Souris et des Hommes, même si ya pas ce type de scène dans ce film.

Edit : ah et pour le rêve dont tu nous as parlé à la MNY, je me souviens pu exactement de ce que c'était. Tu peux nous en refaire le récit ?
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Eilraet
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Eilraet » sam. janv. 19, 2008 2:32 pm

Ben justement, autant dans la première partie c'était pas trop le cas mais à partir du moment où le rêve a commencé à suivre les aventures des orphelins Baudelaire j'avais l'impression de reconnaitre des scène sans vraiment savoir d'où. La scène dans le bateau m'a évoqué une scène pratiquement photographique (pas tellement basée sur le mouvement quoi) avec une composition forte en signification, mais je suis incapable de mettre le doigt sur d'où ça vient. Je suppose que c'est une sorte de somme d'éléments inconscients. On a p'têt vu plus de film en commun qu'on ne le pense :D
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Querdal
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Querdal » sam. janv. 19, 2008 2:41 pm

J'ai une vision très précise de la plupart des scènes, au niveau de la position des personnages, de la lumière, des angles et mouvements de caméras... Ah oui, et c'est un film avectrès peu de texte :] D'ailleurs je l'imagine bien dans une langue qui n'existe pas, avec des sous-titre FR à la Arte ^^ (pour les assistantes sociales prometant des bonbons par exemple... Je crois d'ailleurs que c'est le seul passage de texte intelligible du film)

Tu vas me laisser aller bouffer oui ????? :evil: :evil:
Il n'y a qu'un âne qui s'appelle Querdal.
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Alecto » jeu. mai 15, 2008 7:01 pm

Newm, et la Bulgarie alors ? Ce thread n'attend que toi !

Bon, si c'est ça je raconte un de mes rêves récents (avant hier) :

Arky était le chef d'une sorte de gang de terroristes (si vous avez vu le film Les Fils de l'Homme, ça ressemblait à l'organisation dirigée par Julianne). Tout se passait dans une atmosphère assez lourde, avec comme un filtre gris et vert kaki. A un moment, Arky rentrait d'une mission où il s'était fait blesser gravement. Je suis à la base et j'apprends qu'il est dans un lit, mal en point. J'accoure dans la chambre, des larmes plein les yeux. Je l'enlace, lui dit et lui répète de ne pas mourir. Je le lâche, il me regarde profondément et me dit "Ca, je crois que je vais pas y arriver.", puis il meurt dans mes bras. Après ça, je devenais chef du gang, mes hommes me demandaient quoi faire, mais moi je pleurais, la tête enfoncée dans un oreiller, d'où je ne laissais dépasser que mes yeux, je voulais pas que l'on en voit plus.

Bon, si c'était la première fois ça irait, mais à chaque fois que je rêve d'Arky, c'est que des histoires tristes/glauques qui finissent systématiquement mal :'(-
C'est grave Docteur ? ^^"
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Rosslaew » jeu. mai 15, 2008 7:26 pm

Bah, tant que tu pleures dans ton rève, c'est pas grave non ^^
Pour faire un crossover avec un autre thread, ça doit juste être une de tes peurs qui se manifeste :-P
Back from the bed !
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Alecto » jeu. mai 15, 2008 7:28 pm

Ben justement, ça m'arrive de me réveiller en pleurs après ces rêves là... :? M'enfin, tant que ça devient pas réel ça va, je préfère passer de mauvaises nuits et de belles journées :)
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Yohko » ven. mai 16, 2008 5:53 pm

Pour ceux à qui j'aurait pas déjà dit ça ( c'est-à-dire pas Alecto ), quand on rêve que l'on meurt ou que quelqu'un meurt, c'est pour symboliser qu'une partie de soi meurt ( donc à l'adolescence ou autre période tournant de la vie, c'est très fréquent. )
Aussi, faut pas trop attacher d'importance à QUI on voit mourir ( en fait si mais je vais dire ça après ) : les gens/objets/animaux importants d'un rêve sont là encore à 90% des symboles de parties de soi. Donc le truc c'est de se demander "qu'est-ce que cette personne/cet animal/etc... représente pour moi ?" Pis de développer ensuite.( c'est pour ça que en fait le "qui" est important. Et ce quoi qu'il se passe dans le rêve. )
C'est pour ça qu'il est souvent difficile d'interpréter le rêve d'un autre, chacun ayant des représentations différentes d'un même truc, même si certains symboles reviennent souvent. Au mieux on peut l'aider, mais difficilement trouver à sa place.
Bon, moi je vous dis tout ça mais vous en faites ce que vous voulez, hein ? C'est le peu qu'on m'ait appris.

A part ça j'ai pas de rêve à raconter. (ça remonte à trop longtemps mon dernier rêve marquant. )
"We are the Dark Knights for justice. Because as children we were nursed on the milk of justice, and as we grew up we acquired a taste for justice. Now as we get older we once again desire the taste of justice... but we cannot find the milk! So we go to Starbucks! And we get a coffee! But it's not the same thing! IT SUCKS! WHY DID I ORDER THIS!? IT'S TERRIBLE! And now you all understand what our mission is. And. What. We. Must. Do."
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Newm » ven. mai 16, 2008 10:15 pm

Pour ceux qui l'ont pas encore vu (les autres allez vous faire voir ou bien alors relisez le :mrgreen: )

Je crois que c'est le pire rêve que j'aie jamais fait pas dans le sens cauchemer (quoique c'en était un beau) mais plutôt à cause de l'effet de réalité incroyable qui m'a assallie au réveil... :?

« Pour repeupler le pays… On vous court après… Soyez inventifs »
Je n’entends que des bribes. Je regarde autour de moi : les femmes ont l’air affolé. Les hommes sont calmes. On nous a mis par couple. Le mien est grand, beau avec une moustache, très brun. Ses yeux font des accents circonflexes quand il sourit. Il a l’air gentil. Il s’appelle Rostvitch. Il m’explique. C’est la guerre en Bulgarie. Pour repeupler le pays on a décidé d’organiser des « chasses de la reproduction ». ils ont choisi des hommes et des femmes au hasard, les ont mis ensemble et vont les chasser dans ce bois et ces champs où ils doivent se reproduire en cachette des fusils, pour pimenter le geste semble-t-il. Je prends peur. Atrocement peur. Pas à cause des fusils. Je n’ai jamais fait l’amour. Ça m’effraye. Un coup de feu retentit, tous les couples s’éparpillent. Accablée, je suis incapable de bouger, de penser, de faire quoi que ce soit. Rostvitch me tire par la main et m’entraine vers un bosquet. Déjà des coups de feu et des cris résonnent. Rostvitch est très doux. Il m’accompagne. Je suis plutôt bien. Je commence à l’aimer. A aimer ça. Soudain un coup de feu siffle à mon oreille et un petit trou rouge apparait sur la poitrine de Rostvitch, à droite du cœur. Un homme, le fusil fumant, s’avance.
- Ranime-le, ça n’est pas encore fini.
Je soulève Rostvitch inconscient, un bras sous les genoux, un bras sous la nuque. Il est étonnamment léger. Je me dirige en contrebas, vers une petite maison. Un couple, que je connais, m’ouvre la porte et me laisse entrer, apparemment amicaux. L’homme me prend Rostvitch des bras et le dépose tout doucement sur le rebord de la fenêtre.
- Comment s’appelle-t-il ?
- Rostvitch

Une troisième personne sort précipitamment de la cuisine.
- Quoi ? je ne veux pas d’ennui. Pas question de cacher un Bulgare ici.
L’homme reprend sèchement :
- C’est un ami de Noémie.
Et ils sortent lui et sa « femme ». Je m’assieds le long du mur, les genoux relevés contre ma poitrine. Je tremble. J’entends la respiration de Rostvitch, irrégulière. Peut-être porté-je son enfant après tout. La troisième personne s’affaire toujours dans la cuisine. Il y a des poubelles qui regorgent de détritus, malgré tout, c’est une belle cuisine aménagée. Je me lève et m’approche de Rostvitch. Je pose ma tête sur son torse et commence à pleurer. L’inconnu sort de la cuisine avec un rouleau de Sopalin et enroule les mains de Rostvitch dedans.
- Il passera pas la nuit sinon…
Et, alors que je jette un coup d’œil à la cuisine
- On est viabilisés normalement pour l’hygiène dans cette cuisine mais…
- C’est la guerre – dis-je.



Et je me réveille
Il suffit de questions pour la propreté du coeur.
Yohko
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Re: Journal des rêves !

Messagepar Yohko » sam. mai 17, 2008 9:05 am

Cette nuit j'ai fait un drôle de bout de rêve.
On était entre potes en train de discuter politique, comme si on pouvait prendre une décision qui allait changer l'avenir d'un pays. ( un rêve, quoi )
Et y avait Osito qui faisait de gentilles propositions toutes naïves, limite des propositions de petit enfant, et j'avais un mal fou à lui faire comprendre avec tact qu'on aurait dit qu'il connaissait le monde qu'à travers des romans et que ses idées manquaient de profondeur. Et il insistait, le con ! :D
Voilà, c'est tout !
Osito, ne vas surtout pas y voir quoi que ce soit, c'est qu'un rêve ! :mrgreen:
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